‹ Luther et le Luthéranisme (volume 3)Chapitre 87 sur 290 · DES VŒUX MONASTIQUES · texte numérisé non relu

DES VŒUX MONASTIQUES

de beaucoui? au-dessus d'un simple travail privé. Par son contenu et par les effets qu'il produisit, nous dit Ka^verau, il est un des plus importants qui soient sortis de la plume du Réformateur. 11 est à la base de tout ce que dans la suite Luther dira sur ce sujet ; Mélanchthon lui-même. Lang, Linck et d'autres l'ont utilisé et en ont fait des extraits. De très bonne heure, il en parut deux traductions allemandes, de Justus Jonas et de Léon Jud. Kawebau, avec l'aide de Millier, licencié, et chargé d'un cours de théologie, a assumé la charge de le rééditer dans l'édition critique des œuvres de Luther i. Peu d'autres écrits du Réformateur ouvraient à un critique un aussi vaste champ, où il pût montrer ce dont il était capable. En effet, en publiant cette édition, l'on n'était pas exposé au danger de présenter au public des choses depuis longtemps connues : sur cet écrit, les théologiens protestants et les biographes de Luther n'ont encore rien donné de scientifique. Jusqu'à présent, ils ont accueilli aveuglément et a priori tout ce qu'il y expose ; ils n'y ont remarqué aucun sophisme, aucune erreur; ils y trouvent « une profonde conception théologique. » Tout ce que Luther présente comme de la doctrine catholique, ils l'acceptent comme tel ; les conclusions qu'il tire de ce qu'il avance sont aussi les leurs.

Pour qui voulait faire de cette œuvre une édition critique, c'était donc un devoir de donner à ce travail un soin tout particulier, d'attirer çà et là l'attention

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