PREMIÈUES IDÉES DE LUTHER SLH L ETAT RELIGIEUX
En rralité, dtiraiil lout le temps de sa vie religieuse, Luther n'a jamais dit un mol contre le vrai monachisme; i)lus tard, il était lui-mèine obligé de le reconnaître, et ainsi, suivant son expression, « il se prenait par le nez » ; môme après sa « conversion », — toujours de son propre aven, — s'il n'eût pas aidé à brûler comme liérélicpie « celui (|ui aurait enseigné qu'être moine ou religieuse est une superstition, et que la messe est la grande abomination )), il l'aurait du moins reconnu digne du feri^. Ce ne l'ut que sa haine ■contre l' Eglise, dont les religieux étaient les auxiliaires les plus puissants, mais auxiliaires dont lui-même il avait alors besoin.; ce fut sa résolution de ne jamais se réconcilier avec l'Eglise, qui le poussa à la guerre contre les ordres et contre les vœux.
Et l'entreprise n!élait pas facile. 11 écrivait delà Warthourg. le i'" novembre lôai : (( Philippe (Mélanchthon) et moi, nous avons formé une puissante conjuration ,contre les vœux des religieux et des prêtres, pour les supprimer et les détruire. » Désormais, rien ne résonnait plus odieusement à son oreille que les noms de religieuse, de moine et de prêtre -. 11 dirigea d'abord la lutte contre le célibat, qu'il avait tant vanté autrefois. Il veut le rendre libre, écrit-il. ■(( comme l'exige l'Evangile ; /»a/.s", ajoute-t-il.jf ne sais pas encore exactement comment J'y parviendrai -^ ».
réunit cl il les [>uhlia en nn volume. Voir à oe -sujet la clironirpie (domestique de Conrad Pelliican, par ;Rt;F.\Gii,,tradui(ie en alleiuand par Th. Vui^pinus (Strasbourg, 1892), p. 7l)-77-