‹ Luther et le LuthéranismeChapitre 113 sur 312 · Erl„ 3i 3oo (i · texte numérisé non relu

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mais pour se rattraper, ils boivent à tire-larigo <. » « C'est pure imposture que de réduire son repas pour la montre, alors qu'en réalité on ne cesse de prendre soin de son corps... Avec leurs chemises de crin et leurs habits gris, les chartreux et toute la merdaille (moines et autres) veulent nous faire tenir la bouche et les yeux grands ouverts, et nous faire dire : « Oh ! les saintes gens ! Qu'il doit être dur et pénible de porter des vêtements aussi rudes et aussi grossiers ! «f*/ ^ai réalité ils mangent et ils boivent à ne jamais se désemplir le ventre^, » Pour Luther, les mots moine, religieuse, prêtre sont exactement synonymes de {( goinfre et d'ivrogne 3 » « Tous des cochons à l'engrais*. » Dans les Propos de Table il va plus loin encore ^.

Dans tous ces passages, Luther s'attarde avec complaisance aux abus que l'on rencontrait dans les ordres religieux. Mais qui les nie? Qui les a niés? Avant Luther déjà, personne ne songeait à le faire ; ils ont été avoués ouvertement, mais ouvertement aussi combattus, et cela par les ordres eux-mêmes. On avait fait de louables efforts pour les supprimer, mais sans arracher le blé en voulant le nettoyer de ses herbes. A plusieurs reprises, Luther lui-même avait dit et répété que les abus ne rendent pas mauvaise l'institution elle-même et qu'on ne saurait s'en autoriser pour la

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