‹ Luther et le LuthéranismeChapitre 135 sur 312 · Même ouvrage, fol. i · texte numérisé non relu

Même ouvrage, fol. i

igS PROCÉDÉS ODIEUX DE DISCREDIT

Mais il oublie de dire que c'était Luther qui était responsable de cet état de choses, que c'était lui qui avait donné le ton à cette société démoralisée.

Dès le début, le père de la « Réforme évangélique « avoua (et s'il ne s'agissait de Luther on pourrait presque dire : il avoua ingénument) que les apostats et lui-même ne s'étaient pas améliorés d'un iota de ce qu'ils étaient sous le papisme. Le 22 mars i522, ilécrivaitàson confrère apostat Jean Lang: « Chez nous tous, la vertu de la Parole est encore cachée ou trop faible, ce qui m'étonne extrêmement. Nous sommes toujours les mêmes : durs, insensés, impatients, téméraires ivrognes, dissolus, querelleurs. Bref, cette belle charité qui est la marque distinctive des chrétiens ne se montre jamais en nous, et l'on voit l'application de ce mot de saint Paul : « Nous avons le royaume de Dieu en paroles et non en œuvres^. » Pour s'excuser, lui et les autres, il falsifie l'Ecriture! Car saint Paul ne dit pas : (( Nous a> ons le royaume de Dieu en paroles » ; il dit : « Le royaume de Dieu ne consiste pas en paroles, mais en œuvres 2. » Ce passage renferme précisément une condamnation de Luther et des siens, eux qui avaient toujours sur les lèvres la parole de Dieu, l'Evangile, alors qu'ils y contredisaient par leurs œuvres.

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