‹ Luther et le LuthéranismeChapitre 149 sur 312 · ÏARIGATURES ; L A.NE-PAPE, LE VEAU-MOINE · texte numérisé non relu

ÏARIGATURES ; L A.NE-PAPE, LE VEAU-MOINE

les reconnaître. » Les peintres auraient eu une bonne idée « en représentant le diable avec un froc, ses pieds fourchus sortant par-dessous i. »

Dès le début de leurs outrages contre l'ordre ecclésiastique, Luther et les siens ne se firent aucun scrupule de s'associer la lie et le rebut de la société, toute sorte de gens sans aveu. 11 écrivait en i523 : u Je constate que la papauté avec ses écailles est donnée en spectacle au monde pour son déshonneur, et que les polissonneries privées et publiques auxquelles elle s'est livrée pendant si longtemps sont chantées jusque par les enfants et les voyous ; ils sont un objet de mépris et de dérision jusque de la part des hommes les plus méprisés et les plus vulgaires 2. » Un moyen d'action propre à atteindre cette sorte d'adhérents étaient des caricatures, comme « l'âne-pape » et « le veau-moine », avec le commentaire qu'en lÔaS, en donnèrent Luther et Mélanchthon 3. Seul l'homme le plus vulgaire, un « voyou » peut prendre goût à ces trivialités inouïes. Et pourtant de nos jours encore il y a des gens à qui elles plaisent *.

Luther a eu l'art de travailler la populace, et les siens suivirent son exemple. 11 connaissait le caractère et la mobilité du peuple, toujours désireux de voir et d'entendre du nouveau, ce qui l'a même amené à dire :

î. Erl., lil, 323(i53o-i532).

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