‹ Luther et le LuthéranismeChapitre 176 sur 312 · I Tim · texte numérisé non relu

I Tim

Zi. In ep. I ad Tim., c. /i, lect. 2. Saint Thomas ajoute cette remarque judicieuse : « Corporalis exercitatio jejunii et hujusmodi... ad modicum utilis est, quia tantum ad morhum peccaii carnalis, non spiritualis, quia aliquando propter abstinenliam homo iracundiam, inanem gloriam et hujusmodi incurrit. h

5. 3 p. qu. ^lo. a 2 ad I. De même sainte Brigitte, ExiravU' gantes, 6, 122.

perfection en tout ce qui de soi appartient au salut; 07% de soi, la mortification dans le boire et le manger n'appartient pas au salut, puisque, dit saint Paul, (( le royaume de Dieu ne consiste pas dans le boire et le manger^ ».

C'est alors seulement que Ton comprend bien la nécessité de la discrétion, de la modération dans les mortifications et les macérations. « Le bien de l'homme, sa justice, écrit le même docteur, consiste surtout dans les actes intérieurs, dans la foi, l'espérance et la charité, et non dans les actes extérieurs. Les premiers sont une fin que l'on cherche pour ellemême, tandis que les seconds, par lesquels nous faisons à Dieu l'offrande de nos corps, sont des moyens en vue de la fin. Dans ce que l'on recherche comme une fin, on ne garde pas de mesure; ici le plus est toujours le mieux. Au contraire, dans ce que l'on recherche en vue de la fin, il faut apporter une mesure en proportion avec cette fin. L'homme ne doit mettre aucunes bornes à sa foi, à son espérance et à sa charité ; par contre, dans les actes extérieurs, il doit apporter une discrétion qui se règle sur la charité'^ ».

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