SENS DU C( BAPTÊME MONASTIQUE
dans la suite. Néanmoins, il ne laisse pas de dénaturer çà et là l'enseignement des théologiens catholiques; pour eux, ce serait par ses œuvres naturelles que l'homme obtiendrait la grâce et la rémission de ses péchés : ils nous font ainsi renier le Christ et apostasier. Toutefois, quand il parle de la théorie d'après laquelle à toutes les fois qu'un religieux renouvelle ses vœux dans son cœur, avec « un tant soit peu de repentir », ce religieux entre de nouveau dans son ordre, ce n'est pas à Thomas qu'il en appelle, mais à un ouï-dire. Celui qui parlait ainsi, ajoute-t-il, faisait de l'entrée dans l'ordre l'équivalent du baptême, et c'est ce qu'ils font tous K II est étonnant fou i3lutôt il n'y a pas à s'étonner) de voir ici Luther lui-même réfuter en partie, sans qu'il s'en rende compte, les objections qu'il avait soulevées contre les vœux. Comme nous l'avons vu, il soutenait que pour les papistes les vœux avaient une vertu justifiante et que par eux l'on obtenait la rémission de ses péchés ; ici il reconnaît qu'outre les vœux, il faut le repentir et par conséquent la pénitence.
Il ajoute que [dans l'Eglise], on est unanime à considérer l'entrée dans un ordre comme l'équivalent du baptême. Or, un premier point de certain, c'est que
I. Weim., Vlïl 696, 18 (iBai) : « His auribus audivi quosdam maximi nominis inter eos docere, religiosum esse hac gratia ditissimura, ut quoties rénovant votum religionis in corde suo per contriciunculam aliquam, loties a novo ingrederetur religionem. Hoc autem ingredi baptisma aequabat sicut aeqiaant omnes». D'après une note de la Palrologie de Migne sur le De Prœcepto et Dispensalionc de saint Bernard (Migne, Patr. lat., t. 182, c, 889), et sans remonter aux sources, Kawerau cite ici deux passages de deux lettres de saint Jérôme.