Voir ci-dessus, p
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outré, faisant grand cas du mérite des œuvres ou de l'excès dans les pratiques de pénitence ? Tout au contraire. Dans la période de sa vie où il n'y avait presque personne en qui Luther n'eût quelque chose à reprendre, il disait de ce précepteur ; « C'était un excellent homme, et, sous ce maudit froc, assurément un vrai chrétien 1 ». Le vrai chrétien au sens où l'entend Luther à l'époque où remontent ces aveux ne fait certainement aucun cas du mérite des œuvres, à plus forte raison de l'excès dans leur pratique. Cet excellent et (( distingué vieillard » , ainsi qu'il le nomme ailleurs 2, aurait donc vu tranquillement ce jeune moine confié à ses soins s'épuiser par des macérations jusqu'à en mourir. Pourtant, il n'était pas sans reconnaître les talents du jeune Frère ; il se rendait compte des services que plus lard il pourrait rendre à l'ordre ; pendant son noviciat, il lui fit même lire saint « Athanase ^ ». Comme Luther lui-même nous le rapporte dans une autre circonstance, ce même ((précepteur» ne savait-il pas le consoler si bien dans ses tentations qu'il le calmait sur le champ ^?
Le jeune postulant restait sous la direction du maître des novices jusqu'à son ordination sacerdotale ; Luther fut donc sous la surveillance de ce prudent vieillard jusqu'en i5o7. A partir de cette époque, c'est-
I, En loSa, dans De Wette, IV, ^37 : « Vir sane optimus et absque dubio sub damnato cucullo veruschristianus. »
3. C'est ainsi qu'il l'appelle en i5/io. Voir L.vuterbach, Tagebiich auf dos Jahr i538, publié par Seidemann (1872), p. 197, note.
3. Les Dialogi ITT de Vigilils, évêque de Tapsus. Enders, IX, 253, n. I.
/{. Opp» exeg. lat., XIX, 100 (i532).