‹ Luther et le LuthéranismeChapitre 229 sur 312 · Bréviaire, fol. Zi · texte numérisé non relu

Bréviaire, fol. Zi

2. Voici, de fait, cette oraison telle que la cite Marsilb d'Inghen : u Et supplicat ecclesia : « Voluntates nostras, quesumus Domine, aspirando preveni », quia sine speciali Del preventione nihil possumus boni ». In II Sentent., qu. 18, a. 4 (Argentine, i5oi, fol. 296). L'oraison liturgique commence par « Actiones », et non par « Voluntates ».

3. Secrète du samedi de la quatrième semaine de Carême et du IV* dimanclve après la Pentecôte : « Ad te nostras etiam rebelles compelle propitius voluntates ». Missel, fol. Si'" et 187.

4. C'est la prière que Luther récitait chaque jour à Tofflce de prime : « Exurge, Christe, adjuva nos, libéra nos propter noraen tuum. » Bréviaire, fol. 25 ; 72".

5. //• dimanche de l'Avent : « Excita, Domine, corda nostra ad praeparandas Unigeniti tui vias ». Missel, fol. i*. — Premier dimanche de l'Avent: « Excita, Domine, potentiam tiiam etveni»; — et au IV dimanche l'Eglise ajoute : « Et magna nobis virtute succurre, ut per auxilium graliee tuae, quod nostra peccata prœpe-

348 LES PRIÈRES DE l'ÉGLISE

celle-ci : « Anime, Seigneur, Idivolonté de tes fidèles ^ » Car Dieu seul peut nous donner de vouloir et de pouvoir ce qu'il nous commande 2, Et, alors même qu'elle a commencé sous l'influence de la grâce prévenante, cette volonté courbée vers la terre doit nécessairement encore être accompagnée par la grâce, non seulement pour continuer l'œuvre, mais aussi pour ne pas s'y complaire 3. Non pas une fois par an, mais chaque matin Luther devait réciter la prière : a Dirige nos actes selon ton bon plaisir, etc ''*. »

D'après la doctrine de l'Église, la conversion n'est donc pas l'œuvre de l'homme, mais de Dieu. Le point essentiel de la confession, le repentir du cœur, est lui

diunt, indulgentia tua? propitiationis acceleret ». Fol. 6*. — Mercredi de la 3' semaine de l'A vent : « Festina, ne tardaveris, et auxilium nobis superna3 virtutis impende ». Missel, fol. 3\ Après son apostasie. Luther traduisit à peu près mot pour mot la première de ces collectes. Erl., 50, 826.

I. « Excita, quœsumus Domine, tuorum fidelium voluntates ». Missel, folio lôa".

a. Oraison après la lo* prophétie du Samedi Saint : « Da nobis et velle et posse quae praecipis ». Missel, fol. 91". De même dans une autre oraison pour la procession qui avait lieu pendant les vêpres du dimanche de Pâques.

3. /" dimanche après la Pentecôte : « Praesta auxilium gratiaî tuae, ut in exequendis mandatis tuis et voluntate tibi et actione placeamus ». Missel, fol. i,33. — XVIII' dimanche après la Pentecôte: « Dirigat corda nostra, quaesumus Domine, tue miserationis operatio, quia tibi sine placerc non possumus )>. Ibid., fol. 149. — ■ XII" dimanche après la Pentecôte : « ... de cujus munere venit, ut tibi a fîdelibus tuis digne et laudabiliter serviatur », Bréviaire, fol. 174; missel, fol. iln".

4- Dimanche dans l'octave de Noël : « Dirige actus nostros in beneplacito tuo ». Bréviaire, fol. 55. Dans VOrdinarium (c. 30, fol. Hiiij) on voit que cette belle collecte devait se réciter tous les jours après la sainte messe.

PUISSANCE DE LA GRACE Sl\Ç)

aussi l'œuvre de Dieu ; autrement pourquoi l'Église dirait-elle : « Donne-nous un cœur pénitent n ^ ? A Tierce de toutes les fériés, Luther lisait ce capitule : « Guéris-moi, et je serai guéri, sauve-moi, et je serai sauvé )), immédiatement suivi du verset : « Guéris mon âme, car j'ai péché » 2. Tous les jours, il disait au pied de l'autel : « 0 Dieu ! d'un seul regard tu nous doiMieras la vie, et ton peuple se réjouira en toi 3. » C'est Dieu qui doit nous donner de nous détourner du péché et de nous tourner vers lui. Aussi, tous les jours, au commencement de Complies, l'Église dit : « Convertis-nous, ô Dieu, notre salut ^ )), et elle répète souvent cette invocation ^. Pour cette raison et d'autres encore, elle redit onze fois le jour î « 0 Dieu, viens à mon aide ; hâte-toi. Seigneur, de me secourir 6». Ce

1. « Et pœnitens cor tribue. » Vers de l'hymne : Jam Christs sol justitie, à l'office de laudes pendant le Garênic. Bréviaire, fol. 272", En i5i8, Luther cite encore ce vers : « Fac (Deus) paenitentem, quem jubés paenitere. Et sic cum b. Augustino ores: « Da quod jubés, et jubé quod vis », et cum Ecclesia : « Et cor paenitens tribue » (Weim., I, 821, 20).

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