Voir les deux phrases de Luther ci-dessus, p. 4oi,n. i
2. Weim., IV, 829, 3i. « Mon enim, continue-t-il, ex meo paratu, sed ex divino pacto datur, qui proraisit per hune appara-
LA CO>^CUPISCENCE EST LE PÉCHÉ ORIGINEL l\0'J
Ici, il distingue encore entre Jésus-Clirist et cette grâce que l'on mérite « de convenance ^ )).
Même avec les seules sources connues jusqu'ici, les théologiens protestants auraient cependant dû reconnaître que le point d'où Luther s'en alla à la dérive n'est autre que les propositions que lui fournit son expérience personnelle : La concupiscence est absolument invincible ; elle est le péché originel demeurant en nous. Ils auraient dû voir en outre que la crise doctrinale de Luther doit se placer aux environs de J.5i5. Ils auraient dû à tout le moins découvrir une différence essentielle des Dictées sur le Psautier aux sermons de Noël et à ceux qui les suivirent, et, dès lors admettre chez lui deux périodes nettement séparées.
S 4- — Quand et comment, d'après son « Commentaire sur VEpître aux Romains », Luther s'écarta-t-il du droit chemin ?
Pour l'histoire de Luther, le Commentaire sur VEpître aux Romains est d'une haute importance. Commencé au mois d'avril i5i5 2, il fut terminé en septembre ou
tum se venturum, si expectetur et invocetur ? » (Voir de même m, 289 ; IV, 343, 35o). Il est intéressant de voir comment il explique (Weim., IV, Sia ; peut-être vers la fin de i5i^) que le « meritum ex pacto et promissione Dei et fide » existait dans l'Ancien Testament ; il admet le « meritum, cui premium fiât et rotributio in patria, » (Weim., IV, 3i3, 21). Voir ci-dessus, p. 397, n. I, un autre passage tiré de Weim., IV, 262. i