De Congruo w
2. L'un des auditeurs de Luther, Jean Oldecop, raconte qu'il est arrivé à Wittenberg le lundi après le dimanche de Quasimodo (16 avril i5i5), et que u vers cette époque le docteur Martin
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octobre i5i6. Dans les trois premiers chapitres, Luther évolue encore. 11 cherche, il n'a pas complètement trouvé ; ses développements sont parfois très confus : c'est une preuve qu'il ne discerne pas encore clairement ce qu'il sent, qu'il n'en est qu'à une période d'évolution. On trouve cependant un point qu'il a déjà tiré au clair, sans qu'il sache encore toutefois comment l'accorder avec les autres^. Vers la fm du troisième chapitre, plus de doute : il identifie la concupiscence avec le péché originel et il en arrive à d'autres conclusions fermes 2.
Luther a commencé à expliquer l'Epître de S' Paul aux Romains )) (Chronik des Johan Oldecop, publiée par Euling, 1891, p. lib). Le 27 octobre i5i6, Luther, après avoir terminé ses leçons sur l'Epître aux Romains commença l'explication de l'Epître aux Galates. Dans le Cod. Pal. lut., i3;!, l'on trouve une autre preuve que ce n'est pas avant i5i5 que Luther a commencé son Commentaire sur l'Epître aux Romains. Aux pp. 25-5 1 se trouve l'imprimé qui a servi aux Gloses de Luther ; il porte en tête : Epislola beati Pauli ad Romanos incipit; et à la fin : Wittenbnrgii in œdibus loan. Gronenhergii (anno MDXV). Apud Augiistinianos.
[Ficker donne les mêmes dates que Denifle : I, p. xlvi-xlvii].
j. [Voir, ci-après, p. Ai 2].
9. Grisar n'ose affirmer cette différence entre les deux parties du Commentaire. {Luther, I, 208). — Notons encore que çà et là, et surtout en ce qui touche à ce Commentaire, le travail de Grisar semble un peu hâté. On y trouve un assez grand nombre de références inexactes, par exemple, p. 74, n. i, renvoi à Denifle, p. 663, n. 10 au lieu de p. /i53, n. 1. — Souvent aussi il renvoie à la première édition de Denifle pour des passages qui sont intégralement reproduits dans la seconde. — Enfin, à la p. 87, il a laissé échapper une curieuse faute d'impression. Dans une longue note, il y combat l'interprétation défavorable d'un certain nombre de passages de Luther; quoiqu'il n'y nomme pas Denifle, c'est toujours lui, semble t-il, qu'il a en vue. Et c'est peut-être même par Denifle seul qu'il connaît les passages en question : en parlant des distractions de Luther pendant la récitation de son bréviaire, il
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S*appuyant sur saint Augustin, ainsi qu'il l'avait fait dans ses Dictées sur le Psautier, il explique le passage de saint Paul aux Romains : « La justice de Dieu est révélée dans l'Evangile », dans un sens parfaitement traditionnel, c'est-à-dire, non pas dans le sens d'un Dieu qui punit, mais de la grâce qui justifie. Cette explication était alors si naturelle qu'il n'éprouve aucunement le besoin de dire que tel ou tel commentateur a compris ce texte dans le sens de la justice de Dieu qui punit. Dans son explication de « Par la foi et pour la foi », il se prononce même, contre Nicolas de Lyra, pour « la fol informée » [par la charité], car « nul juste ne vit de la foi informe^ )>. C'est là d'ailleurs pour le moment tout ce qu'il écrit sur le passage : « Le juste vit de la foi^ », passage sur lequel il reviendra plus tard. Dès lors, que reste-t-il de la légende racontée par tous les biographes de Luther ; six ans auparavant, alors qu'à Rome il gravissait les marches de la Scala sancta, ce texte l'aurait constamment angoissé ^ I
Sur le verset 12 du chapitre second de la même
renvoie à Erlangen, t. 28, p. 22, C'est p. 222 qu'il faut lire. Or, la même faute se trouve déjà dans Denifle, p. 463, n. i, (Ci-après, p. /,33, n. 3). (N, d. T.).
1. « Lyra vult quod « ex fide informi ad fidem formatam ». Quod nihil valet omnino, quia ex fide informi justus nuUus vivit». Fol. 85 et 85\ [Ficker, II, i4].