a Fides, proies, sacramentum ». Ci-dessus, t. II, p
^7^ l'église et le mariage
Eh bien! aujourd'hui, qui, en dehors de l'Eglise catholique, se préoccupe de la stabilité du mariage ? Qui autant qu'elle se préoccupe de l'éducation des enfants ? Disons mieux, hélas ! Qui en dehors d'elle se préoccupe encore qu'il y ait des enfants! J'en appelle au témoignage de tout observateur impartial : si vous voyez une famille avec plusieurs enfants, avec quatre ou cinq enfants, vous avez cinq contre un à parier que c'est une famille vraiment cathoUque. Et si au contraire, vous voyez un mari et sa femme flanqués d'un rejeton unique (je ne parle pas de l'absence totale d'enfants, qui peut quelquefois avoir d'autres causes), vous pouvez tout ausssi bien faire le pari en sens opposé : vous courrez autant risque de gagner.
En face des deux grandes morales à la mode, toutes deux fondées sur l'égoïsme, la morale de révolution venue de la protestante Angleterre, et la morale de Nietzsche venue de la protestante Allemagne, la morale catholique est la seule à maintenir, à maintenir avec efficacité, l'institution sociale, altruiste du mariage.
Je te salue, sainte Eglise catholique, seule vraie gardienne et protectrice de l'existence et de la sainteté du mariage î Entre toi et le mariage il y a un pacte tellement étroit qu'il ne sait plus être saint ni même vivre sans toi ! Tu as deux institutions qui s'appellent et se complètent : des prêtres solitaires, des époux unis, et entourés d'enfants. Toutes deux, ces institutions vivent d'un même principe, du principe que tu ne cesses de prêcher à la terre : Toubli de soi-même, pour Dieu et pour ses semblables. Ces deux institulionsi