‹ Luther et le LuthéranismeChapitre 304 sur 312 · LUTIIEU ET LA LOI MORALE · texte numérisé non relu

LUTIIEU ET LA LOI MORALE

Gomme le fait justement remarquer Grisar*, dans ce passage et autres semblables, il n'y a rien sur la prière et la grâce, rien pour rappeler le besoin d'un effort dans le sens d'un changement intérieur. Un jour (en mai i532), Schalinhaufen finit par dire à Luther : « Mais alors, Monsieur le Docteur, il est mieux que je reste un vaurien et un pécheur». Et le Docteur se contenta de répondre par le verset du psaume L : « Afin que tu sois trouvé juste dans ta sentence et sans reproche dans tonjugement ))2.

De ces passages et autres du même genre, beaucoup ont conclu, surtout parmi les catholiques : Si nous avons la foi ou confiance en Dieu, nos fautes, même les plus graves, ne sauraient empêcher la certitude du salut, ni par conséquent le salut et la justification.

Prétendre ainsi que Luther fait bon marché de la vie morale n'est qu'une odieuse calomnie, répliquent la plupart des protestants. Il a simplement voulu mettre en relief le rôle de Jésus-Christ dans notre rédemption et notre justification ; il a voulu rappeler l'homme à son humble condition. Et, à leur tour, ils citent d autres textes de Luther, où il dit que la confiance produit les œuvres.

Du milieu de ces contradictions semblent émerger les idées, ou plutôt les sentiments, les impressions, les tendances suivantes ;

!• Tant que la concupiscence demeure en nous, et

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