I. Luther parlait de la V Epître aux Cor
LE VCEÙ DE CHASTETE ET LE MARIAGE ig
meilleur d'avoir toute liberté pour prier et s'adonner à la parole de Dieu, car par là, on est utile et on vient en aide à un grand nombre de personnes et même à toute la chrétienté^. » Malgré ces avantages de la virginité, du célibat, spécialement pour les ministres et les prédicateurs de la parole de Dieu, saint Paul, dit Luther, ne condamne pas le mariage. Que s'ensuit-il? C'est que l'Eglise et le pape ne le condamnent pas non plus, bien qu'ils le mettent au-dessous de la virginité, et qu'en renonçant pour toujours au mariage, le religieux ne le regarde pas néanmoins comme un péché et une impudicité.
Le reproche que Luther fit plus tard à l'Eglise et au pape n'a aucun fondement ; depuis longtemps rebattu, il est depuis longtemps réfuté. Il a pour base une idée complètement erronée, et imaginée par Luther contre l'Eglise, idée qu'il avance non seulement à propos àw mariage, mais sur d'autres points encore^ : c'est que reconnaître un état de vie comme meilleur, plus élevé, plus parfait, suppose la condamnation de tout autre état conimeniauvaisetî^epréhensible. C'estdece fauxprincipe qu'aujourd'hui encore, dans leurs attaques contre l'Eglise, partent çà et là les théologiens protestants 3.