Voir par ex. ci-dessus, I, p
3. Par ex. Ziegleu, Gcschichle der Elhik(iSS6), II, 3oo ; Sebberg, Lehrb. der Do(jrncniics.ch., II, 268 : « C'était avant tout dans les instincts sensuels de là nature que l'on voyait le péché » dit Soeborg, à propos du prétendu idéal catholique de la vie. « Le naturel, comme tel, était mauvais ». Et maintenant, voici l'application pratique : « Dans ce milieu les idées de Luther réagirent
5o LE MARIAGE CONDAMNÉ PAR LE PAPE
Mais Héjà, précisément au sujet de la question qui ncus occupe, saint Augustin écrivait : « Les deux chastetés, la conjugale et la virginale, ont leur mérite devant Dieu. Quoique cettedernière soit supérieure à l'autre, toutes les deux néanmoins sont agréables à Dieu, parce que toutes les deux sont des dons de Dieu ^ » De ce que l'on estime plus une chose, il ne s'ensuit pas que l'on condamne l'autre. « Il y en a qui en lisant dans les Ecritures l'éloge de la virginité ont condamné le mariage ; d'autres, au contraire, en y voyant les louanges données aux unions saintes, ont fait du mariage l'égal de la virginité 2. » Ici, le saint docteur a en vue ceux qui, comme Luther et les théologiens protestants, tombent toujours dans les extrêmes, afin de pouvoir attaquer l'Eglise. Ne semblerait-il pas qu'à l'avance saint Augustin parlât de Luther et de ses sectateurs quand il écrivait : « L'on a dit bien haut qu'il n'était pas possible de répondre à Jovinien en louant le mariage, mais seulement en le blâmant 3. »
Saint Jérôme ne s'explique pas moins clairement, bien qu'il couvre de louanges la virginité. A l'objection : « Tu oses déconsidérer le mariage qui est
puissamment I » [Voir ci-dessus, I, p. 358]. Secberg n'a pas vu que Luther n'a fait que frapper sur un mannequin qu'il avait luimême imafîiné.
I. Scrmo3/i3, n. li. Dans De hono conjugali, n. g, 37, 38 et dans beaucoup d'autres endroits, il répète absolument les mêmes pensées.
3. De fide et operibus, n. 5 : «Quidam intuentes in scripturis sanctas virginitatls laudem, connubia damnaverunt; quidam rursus ea testimonia consectantes, quibus casta conjugia prsdicantur, virginitatem nupliis aîquaverunt », etc.