JRelrad.,}. 2, c. 32, n. i
t,È VCÈtJ DÉ CriASTETÊ ET LE MAnUGÊ 5î
pourtant un état béni de Dieu », il répond : « Donner la préférence à la virginité ne signifie pas déconsidérer le mariage. Personne ne compare le mal avec le bien ^. » (( L'on a le droit de choisir son époux, écrit SAINT Ambroise, et l'on n'aurait pas celui de préférer Dieu à tout autre 2 ! » Jésus-Christ nous dit de ne pas rejeter le mariage que lui-même il approuve, mais il nous dit aussi 3 sa préférence pour la chasteté virginale ; car c'est pour elle seulement qu'il dit ; u Que celui qui peut comprendre, comprenne *. » Et saint Ambroise conclut : « Que celui qui a choisi le mariage ne blâme pas la virginité et qu'aucun de ceux qui vivent dans la virginité ne condamne le mariage 5. » Ce sont les mêmes principes qui régnent dans la scolastique. Le mariage et les préoccupations temporelles, écrit SAINT Thomas <5, ne sont pas des empêchements à T amour de Dieu, et par conséquent ne sont ni criminels ni condamnables ; ils ne sont que des obstacles à plus de liberté et plus de facilité dans la pratique de
I. Ep. 22 {ad Eastochium), n. 19 : « Dicat aliquis : et audes nuptiis detrahere, quœ a Deo henedictœ sunt ? Non est detrahere nuptiis, cum mis virginilas antefertur. Nemo malum bono comparât. Gloriantur et nuptas, cum a virginibus sint sccundœ. Crescite, ait (Gen. i, 28), et multiplicamini et replète tcrrcnxii), etc.
a. De virginitate^ c. 5, n. 26 : « Quibus licet sponsum eligere, non licet Deum prae ferre ? »