Voir ci-dessus, I, p. 2^8, n
l'amour de Dieu. La liturgie n'a pas d'autres maximes* Dans l'antique Sacramentaire de saint Léon^, à l'endroit où il s'agit de la consécration des vierges, on lit que des âmes élevées renoncent au mariage, et qu'au lieu de cet état, elles choisissent ce qu'il figure. Mais, en même temps, on fait remarquer qu'aucune défense n'est venue diminuer la dignité du mariage, et que la bénédiction qu'il a reçue à l'origine subsiste toujours 2.
Dans la dernière période de sa vie, surtout à partir de i533, Luther, comme on l'a vu, ne voulut plus rien savoir de cette doctrine. Alors, il ne rougit même pas de s'attribuer, pour la période de sa vie monastique, une opinion que non seulement il n'avait pas eue, mais qu'il avait même combattue : « Les papistes, écrit-il, ont prohibé le mariage comme condamné par Dieu 3. » « De chaque parole et de chaque acte des
1. Ed. Ch. Lctt Feltoe (Cambridge, 1896). On y lit à la p. i/lo : .tHoc donum in quasdam mentes de largitatis tuae fonte defluxit, ut cum honorem niiptiarum niilla inlerdicta minuissent, ac super sanctiim conjugium inilialis benediclio permaneret, existèrent tamen siiblimiores anima3, qu.ie in viri ac mulieris copula fastidirent connubium, concupiscerent sacramentum, nec imitarentur quod nuptiis agitur, sed diligerent quod nupliis prœnotatur. Agnovit auctorem suum beala virginitas et, icmula integritatis angelicœ, illius thalamo, illius cubiculo se devovit, qui sic perpétua? virginitatisest sponsus, qucmadmodum perpctuae virginitatis estFilius».
2. Cf. aussi IsiDOR. HisP/VLEN., De écoles, officus, 1. 2, c. 20, n. 2 (MiGNE, Patr. 1., t. 83, c. 810) : « Non tamen conjugiorum honorabilis torus et immaculatum cubile sine fructu est ; nempe soboles inde sanctorum, et quod laudatur in virginitate, conjugii est. Ideoque nec peccatum nuptias dicimus^ nec tamen eas bono virginalis contincntiœ vcl etiam vidualis coaequamus ».