LE VŒU DE CHASTETE ET LE MARIAGE
saint Paul* que, dès l'origine, l'on a attribué à la virginité une valeur morale supérieure, que pour les ministres de Dieu et les prédicateurs de l'Evangile, on l'a jugée plus convenable ; c'est en s'appuyant sur ces paroles que l'on trouva une certaine connexion entre le célibat et l'activité pour la gloire de Dieu. Et, comme nous venons de le voir, c'est ce que, sans y penser, Luther lai-même a répété. C'est pourquoi dès les premiers siècles de l'Eglise, avant même d'y être obligés par une loi, une grande partie du clergé garda le célibat. Est-ce que par là l'on attentait à la sainteté du mariage? Nous avons déjà entendu Luther répondre négativement : « Toutefois, dit-il, par là l'apôtre ne veut pas condamner le mariage 2. »
Pour cacher son mensonge et ses contradictions, c'est l'Eglise que Luther accuse de mensonge et de contradiction. Dans le même écrit, deux pages plus haut, il dit : « Vous voulez être les maîtres des Eglises; tout ce que vous décidez doit être bien. Au gré de vos caprices, aujourd'hui le mariage sera bon, il sera un sacrement, et demain il sera un sacrement merdeux, une saleté incapable d'honorer Dieu 3. » A l'aide de cette grossièreté, le « Réformateur » espère détourner l'attention de la facilité avec laquelle, quand il lui plaît, il change son fusil d'épaule. Il continue : « Puisque vous défendez le mariage aux prêtres, vous devez le tenir pour une impureté et un péché, comme
I. Matth., 19, la ; — I. Cor. 7, 7, 32-34. a. Ci -dessus, p. 48.
3. Erl., 35, 371 (iSSg), Pour Luther il y a taat de choses qui sont « de pisse et de merde 1 »
56 lE MAMAGE CONDAMNÉ PAR I,E PAPE
VOUS le dites, en effet, clairement : « Purifiez-vou, vous qu, portez les vases du Seigneur^. „ mZ^iI' '1 trompe une fois de plus ; car il devait b n savô ; que ce passage n'a pas trait à l'abstention du mariai dans 1 ancen et dans le nouveau Testament, c'mmfi;
som et le devoir, pour ceux qui sont consacrés au service de lautel. de veiller à la pureté de leur cœur e" de leur conscience^. Quand après cela il condu
Mais accueillons ce pape-âne et cet âne-pape avec ses ânes de juristes, s'ils reviennent parmi^nous^tee
•hé; trurûre'r„\'ft;r ''°'"'"'- ^"- "- '■' c^^o). l«.
ne savait que faTe dl "cefmoK "7"' ^"'"'- ^'^''"^" I-'-cheh' d'isaïe, 5., ,,. * "^^ "">'*' " 'êr^rait que c'est un passage
..:it''' ...,. fa<™, , ,6, (.535). C'est un passage du Lé.U.. « Qui in mortai contrat.?. "'^''™'='>"e sacrement de mariage:
tr,' q^ sr;va:r.^:r.:- '^r^ -t -'--•>-■ -™:
d. S.«c„-. (Haguenau,°,5 oX fo?\„"Ma1nr' " ■'"""'^"'' mort, Luther continua d'altrLuer aux cal ^nii^T" ^.""'"'* '' prétation. En i545 encore il ,m! f ""'"''ques la même intersentence : Purin,tZTll "nensongèrement : „ Avec la
veulent défen,lré.eurcélba nar f^ , "' '""' '" '"^''''"■' "' marier, et condamner Te m 'riate cT '" '^'°'"'' "' P™^'^"' "= dire être célibataire eTsan^ emTe Ter 'eT'""- '/'" T' "'"' menteurs il n'y a rien à faire ' ^^' '^^*'= '"
« puî^inervô:".''':^-^,'^::,"'''^ '■"" ' 'pp''"-- --■ <-
<«m.) 'abstention du mariage. (Tiré de VErra-
i- Erl., a5, 373-374 (,539).