PREMIÈRES IDÉES DE LUTHER SUR LE MARIAGE
les « pieux évêques qui étaient dans l'Eglise avaient eu assez à faire de maintenir le mariage ; et c'était pourquoi ils en avaient /ai/ un sacrementK w
Ainsi, nous voilà très bien renseignés : d'après le « Réformateur ». si le mariage s'est maintenu dans l'Eglise, c'est malgré le pape et seulement par l'entremise des évêques, qui l'ont sauvé en en faisant un sacrement! Il savait s'y prendre à merveille pour attirer dans ses filets les prêtres et les moines déjà tarés. Et, de fait, prêtres et moines de cette espèce se sont vite laissé persuader que s'ils avaient renoncé au mariage, c'était qu'ils l'avaient regardé comme un état criminel et déshonnête; maintenant, au contraire, ils savaient qu'il leur était permis de l'embrasser.
S 3. — Mensonges de Luther sur ses idées antérieures à l'endroit du mariage.
Mais revenons au passage de i54o où Luther en appelle à sa vie monastique et où il prétend qu'alors il croyait que le mariage était condamné. Il veut en donner la preuve : « Nous débattions la question de savoir s'il esl permis d'aimer une jeune fille honnête, et de demander sa main ; si c'est un péché de badiner avec sa femme. J'étais extrêmement étonné d'entendre dire à Bonaventure, ce saint des saints parmi Icb moines : 11 n'y a pas de péché à demander une femme en mariage ; au contraire, cela est permis. Il dit aussi que le mari peut badiner avec sa femme. Je me serais