‹ Luther et le LuthéranismeChapitre 47 sur 312 · LES TROIS BIENS DU MARIAGE · texte numérisé non relu

LES TROIS BIENS DU MARIAGE

une vie sainte et agréable à Dieu ne devait pas entrer dans l'état du mariage, mais vivre dans le célibat et faire vœu de chasteté^. Voici ce qu'il donne comme une vérité ancienne et fondée sur l'Ecriture : « Ni le Christ, ni les apôtres n'ont voulu commander la chasteté (c'est-à-dire la continence) ; ils l'ont toutefois conseillée, laissant au libre arbitre de chacun de s'éprouver soi-même : si l'on ne peut se contenir, que l'on se marie; mais si, avec la grâce de Dieu on le peut, la chasteté est meilleure ^ ». Il dit, en pleine conformité avec l'esprit de l'Eglise : « Demande donc à Dieu de te disposer à un état qui lui plaise et qui soit pour ton bonheur éternel^ ». «A ceux qui veulent embrasser l'état du mariage, il faudrait enseigner à prier Dieu avec grand soin pour le choix d'une épouse... C'est Dieu seul qui la donne, et selon que chacun en est digne, de même que ce fut lui seul qui donna Eve à Adam* ». (( Aussi doit-on prier le Christ et Seigneur et dire : « Me voici, Seigneur ; tu sais que je suis corrompu dans ma chair et que j'ai besoin de ton aide : je te prie de bien vouloir me donner une femme qui te plaise et qui m'aide à faire mon salut ^ ».

Avec l'Eglise catholique, le moine Luther reconnaissait comme but du mariage un triple bien : le sacrement, la fidélité et la descendance ^, Ici, il en appelle

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