VUES CONVENABLES ET MEME ÉLEVÉES
nelle, dont personne n'est exempt, n'est pas réprouvable dans les rapports conjugaux, elle qui en dehors du mariage est toujours mortelle si on la satisfait. Ainsi, la sainte humanité de Dieu couvre (!) la honfeet la perversité de la délectation de la chair. Par là même, ceux qui sont mariés devraient avoir pour ce sacrement le respect qu'il faut avoir pour les choses saintes, et se comporter avec modération dans le devoir conjugal, afin que leur conduite ne soit pas semblable à celle des animaux sans raison^. »
S 4. — La pratique et la tradition de l'Eglise contredisent les calomnies de Luther.
Dans sa période monastique, d'où Luther tire-t-il sa conception de la légitimité, de la dignité et de la sainteté du mariage ? Tout simplement de la doctrine et de la liturgie catholiques. La doctrine catholique, il l'avait apprise à l'école quand il était « petit garçon » ; car, en i53i, il disait dans un sermon : « Qui ne sait que l'état du mariage a été fondé et institué par Dieu, créé dans le paradis, confirmé encore et béni par Dieu en dehors du paradis, comme le prouvent les récits de la Genèse 2 ? Voilà ce que tout le monde sait. Je l'ai même appris par cœur^ ». Mais où, sinon à l'école?
I. Weim., II, i68. Ici se fait jour la doctrine hérétique de Luttter, que l'accomplissement du devoir conjugal est toujours un péché grave, et que Dieu ne fait que le couvrir. Sur ce sujet voir ci-dessous, S 5.
a. f]en., chap. I, 2 et 9.