‹ Luther et le LuthéranismeChapitre 69 sur 312 · Misceatur ». Weim., VI · texte numérisé non relu

Misceatur ». Weim., VI

3. De Captivitate Babyl., Weim, VI, 558 ; i;eproduit dans Erl. 90, 60, Weim., X, P. II, p. 278, 19. C'est de ce passage que parle le duc Georges, dans la lettre citée ci-dessus, t. 1, p. 28. Comme nous l'avons vu au même endroit, lorsque les difficultés viennent de la femme, le « Réformateur » donne au mari des conseils analogues. Pour ceux qui lui reprochaient l'enseignement qu'on vient de lire, enseignement tiré de la Captivité de BabylonCt U avftii'rauda<m 4e dire qu'il» étaient des « menteurs pervers »

S'enfuir dans un autre pays, et là se remarier s'il ne peut se contenir, c'est aussi le conseil que Luther donne à un adultère, si la législation de son pays ne Tapas fait mettre à mort^.

Si une femme ne veut pas se prêter au devoir conjugal, le mari doit se dire « que des voleurs lui ont enlevé et tué sa femme, et que dès lors il peut s'attacher à une autre 2. » Lorsqu'après une séparation, quelqu'un veut se réconcilier et que l'autre partie n'en veut pas entendre parler, le premier a le droit de se remarier. La raison en est toujours la même : c'est si l'on ne peut se contenir, c'est l'impossibilité, à laquelle Dieu n'oblige personne 3.

(Ed., 20,60; Weim,, X, P. II, 278, i5. — (N.d.T.) : L'Eglise catholique reconnaît l'impuissance comme cas de nullité de mariage, mais elle n'admet pas la possibilité des unions clandestines dont parle Luther, qui mèneraient à des désordres véritablement répugnants.

1. Erl., 20, 71 ; Weim., X, P. II, p. 289, i5. — (N. d. T.): Ce» mots font écho à une théorie radicale de Luther : le pouvoir temporel aurait dû mettre l'adultère â mort ; ainsi la question aurait été simplifiée : de la partie infidèle il n'y aurait plus eu à s'occuper, et l'autre aurait pu se remanier. Voir, par ex. Weim. X,P. II, 289, 9 et suiv., ci-ap., p. 11 4. — On peut consulter aussi notre article de la Revue du Clergé français, (i5 mai 1911) : L'état religieux et le mariage d'après Luther ; on y trouve un précis des théories de Luther sur les cas de divorce.

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