MOEURS DISSOLUES ; POLYGAMIE
Lorsque, dans le mariage, l'on n'a en vue que le côté physique, lorsque, avec Luther, de l'aptitude et de la tendance que les hommes ont au mariage l'on fait un instinct naturel indomptable, qu'il faut nécessairement satisfaire, l'on peut s'attendre à tous les excès. Et ce sont bien là les résultats qu'obtint le u Réformateur », en pleine harmonie avec ses principes, et cela avant tout à Wittenberg même. Dès i525, parmi d'autres griefs, l'électeur lui adressait les plaintes de doux bourgmestres de cette ville où Bugenhagen était pasteur, prêtre marié et intime ami de Luther ; ils montraient (( combien à Wittenberg maris et femmes se séparaient à la légère, et comment, sans publication aucune, on se mariait secrètement dans les maisons^. » Après d'amères désillusions, l'on aurait dû se sentir poussé à revenir au principe chrétien, au principe romain : a. Une fois validement marié, c'est pour toute la vie ». Car c*est une vérité d'expérience universelle que la facilité des divorces a pour conséquence le relâchement des mœurs, sans parler de la destruction de la vie de famille 2. [Mais, en réalité, l'exemple de Wittenberg fut contagieux 3].
dont elle ne peut se passer, Dieu ne l'obligera pas à l'impossible, à cause de la méchanceté d'autrui. Cette partie doit agir comme si le conjoint était mort, parce que ce n'est pas de sa faute s'ils neretournent pas ensemble. Mais l'autre partie, celle qui n'a pas voulu se réconcilier, doit rester sans se marier, comme Paul le dit ici. )) — En réalité, dans le passage en question (I Cor., ch. 7, v. 10 et II) saint Paul parle tout autrement.