LE MÉPRIS POUR LA FEMME IO
malade ». Les médecins nous disent que « si l'on fait violence à la nature, les corps deviennent maladifs, faibles, flasques et de mauvaise odeur ))i. La femme commença à baisser, lorsque par ses paroles et par ses écrits, par sa description du corps humain, des rapports conjugaux, des jouissances de la passion satisfaite, lorsque par un enseignement qui appelait au mariage religieuses et jeunes filles au nom d'un commandement et d'une disposition de Dieu, Luther excita ces religieuses et ces jeunes filles à désirer àe.s plaisirs dont jusque-là plusieurs ignoraient jusqu'à l'existence^, Pudeur féminine, mœurs honnêtes s'en allèrent à vaul'eau.
Luther lui-même, mais trop tard, dut avouer cette décadence, tout en se refusant du reste à s'en reconnaître l'auteur. Il appelle sa Wittenberg une « Sodome », et il conseille à sa Bora de s'en enfuir : « les femmes et les jeunes filles se mettent à s'y décolleter par devant et par derrière ; il n'y a personne pour les condamner ou pour les empêcher ; et la parole de Dieu
I. Ed., 20, 8/1. Weim, X, P. II, p. 3oi, ï3 (Sermon sur le Mariage, 1622) ; mon opuscule déjà cité, ch. 11, S 4, V. (éd. allemande, p. 83-84).
a. Voir ci-dessus, I, p. 198-200, et p. 27-28. Il disait en iBaa : « Maintenant voici un côté de nos maux. Des jeunes filles qui sont dans les cloîtres, c'est le plus grand nombre qui sont en parfaite santé et que Dieu a faites pour se marier et pour avoir des enfants; il ne leur est pas possible de rester de bon gré dans leur état, car la chasteté est une grâce au-dessus de la nature, même si elle [la nature] était pure... Si tu avais une fille ou une amie dans cette situation, et que tu fusses vraiment pieux et convenable, tu devrais l'aider à en sortir, te fallût-il y employer tous tes biens, ton corps et ta vie ». Erl., a8, iq8.