Erl., 20, 72 ; Weim., X, P. 11^ p. 289, i8(i5aa
l'immoralité h5
plié les adultères ^ : par suite de cette doctrine, il y avait des hommes qui ne se contentaient pas de leur femme : « ils s'en allaient dans des lieux étrangers, et ils en prenaient d'autres. De leur côté, des femmes en faisaient autant. Finalement, dans les ruptures entre gens mariés, il n'y avait plus ni limite ni mesure 2. » Mais l'on passa fréquemment ces bornes : pour se remarier, l'on ne prenait pas toujours la peine d'aller dans des « lieux étrangers » ; on restait où l'on était, et cette pratique se développa, ce qui est fort naturel, dans le district même de Luther, celui où il était né, où il mourut, dans le comté de Mansfeld. Le surintendant de ce comté écrivait : « En maint endroit, on est effrayé de voir à quel point règne la prostitution et l'adultère ; ces vices sont devenus si communs qu'il y a des gens à ne plus les regarder comme des péchés ^. » « Ainsi, pour tout ce qui regarde les préliminaires et l'accomplissement du mariage, ce n'est partout que désordre et scandale, si bien qu'on le méprise et qu'on le foule aux pieds. » u Aussi, désormais, l'on rencontre presque en tous lieux, des unions secrètes ; on se marie même avec plusieurs personnes à la fois *. » « L'adultère, la fornication et l'inceste ne connaissent pas de bornes^. » A l'époque de Luther et à celle qui suivit, ses princi-
1. Voir, ci-dessus, I, p. a8. Cf. Janssen-Pastor, VIII, i4' éd., p. li'ji-li'jU.
2. C'est ce qu'écrit le surintendant même du comté de Mansfeld, E. Sarcerius, dans Von werlicher Visitation, imprimé à Eisleben (i555), fol. M. 2. Luther lui-même et Czecanovius (Staphylus) parlant dans le même sens ; voir, ci-dessus, I, p. 167 et suiv.