LES CONSÉQUENCES DE L\ REFORME DE LUTHER
S 8. — Conséquences de Vattitude et des enseignements de Luther : le relâchement des mœurs, l'adultère, le mépris du mariage.
En i520, Luther avait manifesté son horreur du -divorce au point de lui préférer la bigamie (sans oser toutefois affirmer qu'elle fût légitime ^); en réalité, sous l'influence de sa doctrine, bigamie et divorce, le divorce surtout — ou du moins l'adultère, — se multiplièrent dans des proportions effroyables.
En i522, après avoir exposé sa théorie du divorce, il se fait à lui-même cette objection : « Par là, tous les mauvais maris et toutes les mauvaises femmes auront champ libre pour se séparer, et aller modifier leur sort en terre étrangère », c'est-à-dire pour s'y remarier, l'autre partie vivant encore. Luther ne trouve que cette réponse :
« Eh, qu'ypuis-je, moi? C'est la faute de l'autorité. Pourquoi n'égorge- t-elle pas les adultères ? Je n'aurais plus alors à donner de pareils conseils. Mais de deux maux à supprimer, il faut choisir le plus grand. Je veux dire porter remède à lafornication plutôt que d'empêcher les adultères de modifier leur sort dans d'autres ^ pays 2 )), c'est-à-dire de s'y remarier.
En essayant de se disculper, le « Réformateur » s< montre encore plus condamnable. Le duc Georges d< Saxe se plaignait que la doctrine de Luther eût multi-