‹ Luther, poème dramatique en cinq partiesChapitre 21 sur 61 · SCÈNE II · texte numérisé non relu

SCÈNE II

THÉOBALD, MÉLANCHTON (entrant).

MÉLANCHTON

Le ciel soit avec vous !

THÉOBALD

Que vois-je, Mélanchton?

Vous ici !... Vous étiez à Leipsik , disait-on.

MÉLANCHTON

J'en arrive à l'instant.

THÉOBALD

C'est Dieu qui vous envoie î Luther vous désirait.... Oh ! qu'il aura de joie A vous revm , docteur !

MELANCHTON

Luthei' es^ilsorli ?

THÉOBALD

>\miilri'availlt?....

Théobald?

LITHLA. â»

MÉtAKCHTON.

0 ciel ! pourquoi suis-je parti»

THÉOBALD

Qu'est-ce donc , maître?

MÉLANCHTON

Sans mon absence, Il n'aurait point commis sa fatale imprudence ; Je l'aurais prévenu , ce triste événement Qui remplit le pays, d'effroi, d'étonnement !

THÉOBALD

Lequel ?

MÉLANCHTON

Transport funeste ! imprudente colère !

Quoi i Théobald !.. brûler la bulle du saint-père !

THÉOBALD

Vénérable docteur, allons, vous plaisantez !

Quoi ! voilà le sujet de vos anxiétés !

Pouvez-vous donc penser que Dieu , dans sa justice,

48 LUTHER

De notre bon Luther permettra le supplice?

Contre tous les complots il doit le protéger ;

Il ne laissera pas son fils dans le danger ;

Car Luther se dévoue à notre divin maître,

El Dieu n'est pas ingrat I non , il ne saurait Têtre !.,.

Allons , convenez-en ; vous ])laisantez ,^ docteur?

MÉLANCHTON

J'envie, aimalîle enfont, le calme de ton cœur ! Mais où donc est Luther ?

THÉOBALD [montrant la porte du milieu).

Chut !... Il écrit!... silence!,.,

MÉLANCHTON ( s' asseyant).

Eh ! bien , donc, j'attendrai....

THÉOBALD

Vous savez qu'il avance Dans son travail.... Ce sont les psaumes qu'il traduit !

MÉLANCHTON

Oui, travail excellent, qui sera d'un bon fruit !

THÉOBALD

Il en est msinienant à la fin du vingtième !

LUTHER

MÉLANCHTON

Envërilé?

THÉOBALD ( lui montrant son dessin).

Tenez.... Je dessine moi-même Le titre du Psautier.... Cela sera charmant !... Ou du moins je l'espère. ...

MÉLANCHTON {après ovoir regardé ledeisin).

A merveille , vraiment !

THÉOBALD (Itù expliquant le dessin), •

Voyez-vous.... Un autel.... plus haut, la harpe sainte.... Puis un cœur enflammé.... Dites le moi sans feinte.... Est-ce bien?...

MÉLANCHTON ( admirant l'ouvrage ),

Quel dessin suave, aérien !

3ft LUTHER,

Mon talent sur la flùtt-, à qui ledois-je? à lui.

Et si dans le dessin je m'exerce aujoui-d'hui ,

C'est qu'un jour pour cet ait il prendra goût peut-être ;

Il voudra deî>siner... Et je serai son maître î

( On entend frapper à la porte tJe côté. } MÉLANCHTON.

On frappe.

THÉOBALD ( aUmit ouviir ).

Entrez.

SCÈIVE III.

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