‹ Luther, poème dramatique en cinq partiesChapitre 50 sur 61 · MÉLANCHTON ET FRANÇOIS · texte numérisé non relu

MÉLANCHTON ET FRANÇOIS

Dieu!

CHARLES-QUINT

C'est un châtiment bien terrible!... la loi Ne te protège plus, Luther!,, protége-toi! Ta vie est au ])remier qui pourra la surprendre . ÏJk mort est sur tes pas !

LUTHER

Dieu saura me dél'endre î

SPALATI]NUS(à^arf).

Ah ! cet arrêt l'immole , et le livre aux poignards !

LUTHER. 159

FRANÇOIS {bas à Mélanchton).

Vois le Légal ! la joie éclate en ses regards !

MÉLANCHTON

Il est perdu !

FRANÇOIS

Voilà le pardon de l'Eglise!

l'électeur de saxe (basa Spalatîmis).

Qu'au château de Wartsbourg ce soir on le conduise !... Que le bruit de sa mort en tous lieux répandu Détourne le trépas sur son front suspendu !

LUTHER (à François et Mélanchton qui lepressent dans leurs bras).

J'aurai plus d'un abri sous quelque toit de chaume.

3IÉLANCHT0N.

Ils t'assassineront !

LUTHER

Allons traduire un psaume !

fïS DE LA QUATRIÈME PARTIE.

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L'intérieur de l'Eglise des flUes de SL-Augustin, à "Wittemberg. Au fond le grand autel, et devant cet autel une lampe allumée. Aux colonnes latérales sont adossées deux autels plus petit*. Sur l'autel du côté gauche , on voit la Vierge assise, tenant sur ses genoux le corps du Christ. Sur l'autel de droite, une sainte Euphrosin*, représentée en ermite. Des cierges sont allumés sur le grand autel. Il fait nuit.

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