SCÈNE V
LES MÊMES, CAKLOSTADT, ICOISOCLASTES. '
( On entend sonner le tocsin.) CARLOSTADT.
Entendez-vous? L'on s'arme !
Le tocsin dans la ville a répandu l'alarme : Frédéric entouré de chevaliers nombi eux. Entre dans Witlentberg , et marche vers ces lieux.
FR-VNçois {clierchnnl à rassembler ses idées). Frédéric !
III i ! I
17« LIJTHEU.
CÂRLOSÏAUl. '
C'est vous!
FRANÇOIS (avec krreur).
Esi-ce vrai, Catherine?
CARLOSTADT.
Allons, soyez plus sage !
Vous, notre digne chef, modèle de courage, Destructeur des autels, effroi de vingt cités !..
FRANÇOIS
Quoi ! je serais couvert de ces atrocités !
Écrasez-moi, grands dieux ! Frappez ; point d'indulgence;
La mort! la mort!
CARLOSTADT.
Allez... vous êtes en démence !
FRANÇOIS
Ma raison me revient , car je vous maudis lous !
CARLOSTAPT,
Il riou.s prend pour des saints,,. Ainis, reiirons^nous !
MTTBEK. 179
FRANÇOIS
Je vais à Frédéric apporler mon épée î
C4RL0STADT {tiranl son épée), La mienne de ton sang sera d'abord trempée !
CATHERINE
Ah ! n'ensanglantez pas le par\1s éternel !
CARLOSTAnT.
Pour briller, son épée a besoin d'un autel !..
FRANÇOIS
Il faut en t'imniolantque je la purifie î
CARLOSTADT.
Je souillerai la mienne en l'arrachant la vie î Viens!..
FRANÇOIS
Catherine, adieu!
(llssortent, suivis des Iconoclastes. On entend toujours le son An tocsin. )
i80 LLTUEU.
SCEIVE VI.
CATÏIEPJISE {seuk).
iSuil d'horreur et d'effroi ! . ..
Ah ! je sens mes genoux (jui fléchissent sous moi !
*( Elle va n'anseoir mr les deyrés de l'autel.) Déjà le jour naissant blanchit le sanctuaire. . . Est-ce une église encor que le soleil éclaire?.,