‹ Luther, poème dramatique en cinq partiesChapitre 61 sur 61 · SCÈNE XI ET DERNIÈRE · texte numérisé non relu

SCÈNE XI ET DERNIÈRE

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190 LUTHER

C'est lui./, je le revois... ah ! Dieu nous récompense !... Pardon, nobles Seigneurs, si je crie un peu fort... C'est mon fils, voyez-vous! et je l'avais cru mort!.. C'est mon fils !

LUTHER {cherchant des yeux sa mère).

Mar^yuerite?

JEAN LUTHER

Elle est au ciel , j'espère.

MÉLANCHTON ( à JemiLnther).

Vous retrouvez un fils... nous retrouvons un frère : Luther n'est plus proscrit !

l'électeur.

Qu'entends-je !

mélanchton {remeltant un message à l'électeur).

Il est sauvé

LUTHER. 191

Lisez , prince !

l'électeur.

0 bonheur!., l'interdit est levé!

(àpart).

Le ciel a donc béni mes efforts et mon zèle !

LUTHER

Catherine, soyez ma compagne fidèle!

Femme, j'appris de vous à mépriser la mort! Voulez-vous êtj*e à moi?

CATHERINE

Disposez de mon son !

LUTHER

Eh ! bien , malgré l'Eglise, et sa haine jalouse, A la face du Ciel je te prends |>our épouse ! Le célibat du prêtre est «ne absunle loi ,

192 UTHER.

Funeste i\ la nioiale et contraire à la foi!

(.4 l'Archevêiiiie deMaijence.) Archevêque, veux-tu bénir notre alliance !

L*ARCHKVftQUE.

.T'unis deux cœurs en Dieu!... je sers la Providence!

C Luther et Catherine s'agenouillent devant l'autel dont Théobald a rallumé les cicpges. On entend les sons de l'orgue. Prinres, Chevaliers , Peuple, tous se melleiit fi genoux. L'Arolievèquo seul e*t debout. ;

l'archevkqlk.

Au nom du Dieu vivant, je vous bénis , époux ! Catherine, Luther, soyez unis!

LUTHER {se relevant nvec Catherine).

Et vous. Chevaliers, Bour{>eois, Peuple, et Princes d'Allemagne! Aimez-vous! que toujours la paix vous accompagne ! Formez tous en ce jour un pacte d'union ! Plus de joug oppresseur ! plus de rébellion ! l'Evangile l'a dit : Tous les hommes sont frères! liome avait efl^cé ces nobles caractères ;

LtTHER. 193

Je les ai i établis au fond de tous les cœui's ;

Je les ferai graver aux jjalais des seijjueurs,

Aux i)ories des cités, aux froDtons «les églises;

Et Dieu couroruiei-a nos saintes entreprises î

Maintenant que ce cii par nous soit ré|)é(é :

{Prenant la poignée de son épée qui représente une croix.)

Gloii'e à Dieu î

LES PRINCES (jurant sur la croix).

Gloire à Dieu !

LUTHER (au peuple).

Justice et lil)erlé !

\ Ijea sons de l'orgue se font entendre. Les priooes et cbevaliers lèvent leurs épces, et tous répèlent ! :

Gloire à Dieu ! gloire à Dieu ! justice et liberté!

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