‹ L’Œuvre Sociale du P. L. MChapitre 36 sur 75 · ARS AS · texte numérisé non relu

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Plusieurs remaniements furent apportés aux échelles, dans un but de simplification ou de justice.

En novembre 1908, on décide d’assimiler, à partir du 1* janvier 1909, les salaires des poseurs à ceux des hommes d’équipe. Par suite, l’échelle des poseurs de Paris est portée de huit à neuf échelons (115 francs- 155 francs). Le passage du premier au deuxième échelon a lieu automatiquement après une année d’embrigadement : on peut voir là un précédent à l’avancement automatique à l’ancienneté.

Le 1* juillet 1910 les indemnités de cherté de vie font leur apparition. Elles varient de 5 à 10 francs par mois en province et de 10 à 15 francs par mois à Paris suivant l'importance du traitement. A Paris celles qui intéressent les poseurs de la Voie sont de 15 francs jusqu’à 135 francs de traitement mensuel, 12 francs par mois au-delà de 135 francs jusqu’à 160.

Le 1+ octobre 1910 on supprime le premier échelon de toutes les échelles : il n’en reste donc plus que huït (120-155) à celle de Paris. Cela a pour effet de relever le chiffre du salaire moyen.

Le 1+ janvier 1911 un relèvement général important des salaires est réalisé. Il a pour conséquence, à Paris, d'élever à 130 francs l’échelon Île plus bas ; le plus haut reste à 155.

Le 1e avril 1912 a lieu une nouvelle révision des salaires et des indemnités de cherté de vie. L’échelle des poseurs de Paris est :

Ce régime était en vigueur en 1914.

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Le salaire moyen annuel d’un poseur de Paris a pu être calculé en 1913. Il ressort, compte tenu de la retenue pour la retraite, à un chiffre très voisin de 1.955 fr. On a vu qu’en 1870 il était de 950 francs environ.

Il en résulte que de 1870 à 1913, les salaires des poseurs de la voie ont plus que doublé, Ce résultat est merveilleux, si l’on songe que la durée du travail a constamment diminué, et si l’on veut bien se rappeler que les tarifs n’ont pas cessé de décroître pendant la même période.

Le tableau ci-dessous permet de se rendre compte de l’ordre de grandeur des modifications apportées aux salaires pendant et depuis la guerre ; il indique les limites entre lesquelles peut varier le traitement annuel d’un cantonnier marié, sans enfant, à la résidence de Paris. Le décompte de ce traitement a été fait sur les bases en vigueur au mois de décembre 1926 ; pour permettre la comparaison avec les autres années, la retenue pour la retraite n’a pas été déduite.

Traitement maximum minimum

Traitements, este 4.720 » 3.800 »

Complément... vu 1.410 » 1.200 »

Indemnité de résidence .... 2.400 » 2.400 »

Indemnité de cherté de vie

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