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du P. L. M. pour une étude d'œuvre sociale, mais ce choix était surtout dicté par l’ampleur de ce réseau qui fait vivre plus de cent mille familles d’agents,
Avant de traiter l’œuvre sociale de la Compagnie du P. L. M, il y a lieu de situer le cheminot dans le monde du travail.
Le cheminot ne connaît pas le chômage : ce fait constitue un avantage très recherché du travailleur.
Le caractère de service public de l’industrie des chemins de fer devrait y faire admettre la suppression du droit de grève. Ce droit peut se justifier dans les autres industries par le désir de donner à l’ouvrier le moyen de lutter efficacement contre son patron quand un conflit d'intérêts n’a pu être réglé autrement. Mais il est inadmissible qu’un centième de la population française puisse manier une telle arme contre l’ensemble du pays : une grève des chemins de fe r affecte en effet beaucoup plus sévèrement la masse des producteurs et des consommateurs que les actionnaires des Compagnies.
La grève se conçoit d’autant moins dans les Chemins de fer que la situation du travailleur du rail est privilégiée (1) : l'exposé de ce qu’a fait le P. L. M. pour améliorer la situation de ses agents permettra peut-
(1) Actuellement, par exemple, le cheminot bénéficie en fait de toutes les « assurances sociales » que revendiquent les autres travailleurs. k
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être de s’en rendre compte : en tous cas on constate que les Réseaux n’ont jamais éprouvé de difficultés pour recruter leur personnel.
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L’étude de l’œuvre sociale du P. L. M. comporte d’abord l’étude des conditions de travail des agents de Chemins de fer en France, car ce sont les Compagnies qui les ont peu à peu mises au point. En 1920, elles ont été unifiées sur tous les réseaux et en partie codifiées.
La première question qui se pose est celle du salaire. En ténant compte dans sa détermination d’éléments autres que le prix du travail, tel qu’il doit résulter de la loi de l’offre et de la demande, les Compagnies ont cherché à en perfectionner la formule ; elles l’ont nuancée de manière à la modeler sur les besoins des agents sans perdre de vue la nécessité de tenir compte de la qualité du travail fourni, de sorte qu’il en résulte un système de rémunération assez compliqué dans lequel il est difficile de faire le départ entre le prix du travail, d’une part, et ce qui répond à des préoccupations sociales, d’autre part.
L'évolution de la durée du travail est liée à la question du salaire, car diminuer le temps de travail demandé pour un salaire fixe, c’est une manière d’augmenter la rémunération.
Enfin comme l'étude des œuvres sociales présuppose celle des conditions du travail, de même on ne
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pourrait avoir qu’une idée bien fausse de la situation de l’agent des chemins de fer si on l’isolait des multiples institutions qui ont été créées pour l’améliorer et qui ont pris, surtout depuis 1880, un développement considérable. Au P. L. M, presque toujours, M. NOBLEMAIRE a été l’instigateur de ces institutions ; pendant 25 ans on le voit en contact de tous les instants avec son personnel, cherchant à deviner les moindres désirs de ceux qu’il appelait ses enfants et à les protéger contre les risques de la profession et de la vie. M. NOBLEMAIRE n’est plus, mais sa pensée lui survit et telles réalisations permettent de sentir qu’elle plane toujours sur le réseau qu’il aimait.
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