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VII. — Participation aux affaires de la Fédération

De même que la participation des membres aux affaires de chaque coopérative augmente sa puissance, de même la participation plus complète des sociétés fédérées aux affaires de la Fédération augmentera la puissance de celle-ci. Or, il est très difficile d’obtenir une participation suffisante des sociétés : chacune prétend avoir ses fournisseurs, ou se laisse tenter par les offres des représentants de commerce. On a beaucoup de peine à faire comprendre à leurs administrateurs que la Fédération a pour principale mission de grouper les commandes des sociétés, de manière à obtenir des conditions de prix plus avantageuses que celles qui peuvent être faites à une société isolée.

Pour lutter contre l’esprit particulariste des sociétés dans cet ordre d’idées, la Fédération a décidé en 1923 et 1924 de récompenser par deux prix annuels de 500 francs la société qui aurait participé le plus largement à la vie commerciale de la Fédération par rapport à son chiffre d’affaires annuel et celle qui aurait réalisé le plus fort pourcentage d’achats de farines au Moulin Coopératif de Prissé par rapport aux livraisons faites à ses membres (1).

(1) Le Moulin de Prissé a été acquis en 1909 par la Fédération des Coopératives P. L. M. pour permettre aux sociétés membres

L'idée a été reprise quand on a fondé les primes de bonne gestion, On estime que les sociétés doivent donner à leur Fédération au moins 30 0/0 de leurs commandes.

La méthode de notation,

La note 12 est une note moyenne qui peut être majorée jusqu’à 20 ou diminuée.

Pour la participation aux œuvres de progrès social la note maximum est 12 et la note moyenne est 6.

Quatre prix de 10.000, 5.000, 3.000 et 2.000 francs sont distribués chaque année. Le premier est alloué à la société qui a totalisé le plus grand nombre de points et qui, de plus, a eu au moins la note normale partout. Les suivants sont donnés aux sociétés qui ont obtenu le meilleur classement. En 1926, ces primes de bonne gestion ont été distribuées pour la première fois: 3 primes supplémentaires de 1.000 fr. ont été ajoutées pour encourager des sociétés qui avaient fait de très gros efforts en vue d'améliorer leur situation.

Dans la région de la France que dessert le réseau P.L.M., 130.000 familles, la plupart de cheminots, sont aujourd’hui groupées en 400 Sociétés coopératives qui réalisent un chiffre d’affaires annuel de plus de de se rendre indépendantes du commerce pour la fourniture de la farine. Divers prêts de la Compagnie P. L. M. lui ont permis de se développer. Il est géré par une société coopérative de pro-

duction qui a pour actionnaires la plupart des coopératives P. L. M. de consommation.

150 millions. Pour qui connaît le tempérament individualiste du français, ces chiffres sont éloquents. Un sentiment de respectueuse admiration s’impose envers l’homme qui a obtenu ces résultats, M. Casimir Chiousse, qui depuis 1880 consacre ses forces et son temps à la cause des coopératives. Mais si le succès actuel est dû pour beaucoup à sa ténacité et à son dévouerment, on ñe peut s’empêcher de songer que, derrière lui, un peu dissimulé, il ÿ a toujours, attentif, le grand chef de la Compagnie des Chemins de fer de Paris à Lyon et à la Méditerranée,

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