‹ L’Œuvre Sociale du P. L. MChapitre 71 sur 75 · CONCLUSION · texte numérisé non relu

CONCLUSION

L'œuvre sociale du P.L.M., immense et raisonnable, est restée discrète.

Immense. Il ne s’agit pas d’en chiffrer l'importance. Outre qu’il est difficile d’en discerner tous les éléments, certains échappent à une appréciation exacte ; puis, ce serait en trahir le caractère : ce n’est pas pour dépenser beaucoup de millions, ni pour pouvoir dire qu’elle en avait dépensé beaucoup que la Compagnie P.L.M. a multiplié ses institutions sociales. Ses dirigeants ont eu seulement le souci de protéger contre tous les risques et contre toutes les infortunes son nombreux personnel, eten même temps de lui procurer à bon compte tout ce dont il pouvait avoir besoin ; ils ont fait dans ce sens tous les efforts utiles.

Ils ont fait tous les efforts utiles, mais ils n’ont fait

que les efforts utiles, et c’est pour cela que leur œuvre a été raisonnable. La compagnie P. L. M. a toujours maintenu ses sacrifices dans les limites compatibles avec les exigences d’une bonne gestion économique : elle a su être généreuse sans être prodigue et concilier la nécessité de rémunérer justement le capital avec la volonté d'améliorer constamment la situation de son personnel. En fait, elle a accru sans arrêt le pourcen-

tage des sommes disponibles affectées aux institutions patronales,

Enfin l’œuvre du P.L.M. a été discrète : les dirigeants du Réseau, plutôt que d’innover, plutôt que d’attacher leur nom à des conceptions nouvelles, respectueux de la tradition, ont travaillé à perfectionner dans le détail l’héritage de leurs prédécesseurs. En même temps ils ont souvent dissimulé leurs efforts à ceux qu'il voulaient obliger, ce qui donne à leur œuvre une qualité supérieure. Dans le même esprit, ils r’ont pas cherché à en faire état vis-à-vis des tiers : jamais aucune notice n’a été rédigée pour dresser le bilan de l’œuvre sociale de la Compagnie des Chemins de fer de Paris à Lyon et à la Méditerranée.

Vu : Le Doyen Vu : Le Président de la Thèse

H. BERTHÉLEMY. TRUucHY

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