Cf. infra, ch. VI, sur le sarcophage d'Haghia Triada
3- Bousset, A. Religiv.^ 1901, IV, p. 229 ss. ; Symbol., p. 179, n. 2.
une existence au moins verbale, puisque grâce à saint Paul, nous parlons encore d'être transporté au troisième ciel *•.
Dès l'époque des Achéménides le mazdéisme fut propagé en Mésopotamie et en Asie Mineure. Des colonies de Mages, ou, comme on les appelait d'un nom sémitique, de Maguséens (Mayouaaioi) avaient allumé leurs pyrées jusqu'en Lydie, aux confins du monde hellénique. Ces Mages émigrés avaient subi fortement l'ascendant de Babylone, qui était alors le centre d'études le plus actif du monde. Leur religion, qui s'écartait à bien des égards du pur zoroastrisme, apparaît comme un mélange du naturisme primitif des tribus iraniennes et d'une astrolâtrie savante empruntée aux «Chaldéens» ^, c'est-à-dire au clergé babylonien, dont l'activité scientifique se prolongea jusqu'à l'époque hellénistique. Ces prêtres-astronomes ne confondaient plus les planètes avec les autres étoiles ; ils avaient observé leur marche sinueuse et la durée croissante de leurs révolutions ; ils en avaient conclu à l'amplitude progressive d.e leurs orbites et à leur éloignement de plus en plus grand de la terre. Au lieu des trois cieux des indo-iraniens, ils avaient imaginé cette ordonnance des sept sphères planétaires, qui fut toujours qualifiée de « chaldéenne », Saturne, Jupiter, Mars, Soleil, Vénus, Mercure, Lune ". C'est probablement à ces mêmes « Chaldéens » que remonte aussi l'idée première d'une parenté (ffuyyévcta) entre l'âme et les astres *, car elle est impliquée par les relations que l'astrologie établit entre les divinités sidérales et l'esprit qui nous anime. Cette doctrine est née d'un fait d'expérience très simple. Le principe qui entretient la chaleur et la vie dans notre organisme doit être igné, et par conséquent de même nature que les feux du ciel^. Ainsi étaient formulées deux , théories qui, nous le verrons, ont servi de justification à l'immortalité astrale. Nous sommes dans