‹ Lux perpetua [microform]Chapitre 181 sur 468 · Epist · texte numérisé non relu

Epist

6. Consol. ad Marciam, 24, 5 ; Consol. ad Polyb., 9, 6. Cf. sur ce repos dans la lumière céleste, Symhol., p. 374 ss.

7. Consol. ad Polyb., 9, 6 ; Cons. ad Marciam, 26, 7. 8- Epist., 102, 22 ss. ■ I .

existence terrestre mûrit une seconde parturition, pénible comme la précédente, qui nous débarrassera des téguments corporels où nous sommes enserrés '. « Le jour crucial que nous redoutons comme le dernier est celui de notre naissance pour l'éternité » ^.

Ainsi la prédication de Sénèque en arrive à répandre des idées toutes proches des croyances chrétiennes, à u,ser même parfois d'utn langage qui pourrait être celui d"un apologiste. L'on comprend qu'on l'ait regardé comme secrètement conquis à la foi nouvelle — malgré son suicide — et admis l'authenticité de la prétendue correspondance échangée entre lui et saint Paul. Sa propagande morale, en effet, recommande des exercices spirituels qui pourraient être ceux d'un chrétien. C'est ainsi qu'il exhorte à la méditation de la mort, pour se préparer à celle-ci et se rendre digne de l'obtenir en épurant sa pensée par cette concentration de l'esprit su,r un tel objet. Mais il ne fait ici qu,e suivre Platon^. Sans doute si les œuvres des prédécesseurs grecs du moraliste romain n'avaient pas péri, y trouverions-nous développées déjà les mêmes idées que chez lui, et il apparaîtrait que ce directeur de conscience n'a fait que les transposer en latin et les vulgariser en leur prêtant l'attrait de son éloquence pittoresque, incisive et pressante.

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