‹ Lux perpetua [microform]Chapitre 243 sur 468 · Ibid., I, p · texte numérisé non relu

Ibid., I, p

10. Aaîixoveç 6^5(^60^101 : Olympiod., In Phaed., C, III, 14 (p. 189, 20, Norvln); D, 96 (p- 230, 28). Cf. Timée de Locres, 17. — Cf. l'exorcisme, Delatte, Anecdota Atheniensia, I, p. 257, 13 j Grégoire Naz., Contra Mlian., 1, ^^, col. 577 ; Hopfner, Offen-

Une croyance très particulière des mazdéens qui s'est répandue en Europe lest un emprunt certain qu'a fait l'Occident à leur démonologie i. Les Perses s'imaginaient .que quand la nuit étendait ses voiles sur la terre, celle-ci était envahie par des hordes de dévas sortis des abîmes infernaux. Mais lorsque le soleil dardait ses premiers rayons, il mettait en fuite les esprits maléfiques, qui se réfugiaient dans leurs repaires ténébreux, et il purifiait la création de leur présence immonde. Le chant du coq, héraut de l'aurorfe, annonçait aux hommes la fin de la malfaisance des puissances nocives, et la lumière de Taube mettait un terme aux terreurs nocturnes des hommes. Vint le moment où, par une extension de son pouvoir, T'oiseau à la voix sonore ne fut plus regardé seiulement comme T'annonciateur de la déroute éperdue des dévas : son cocorico éclatant frappait de terreur les suppôts d'Ahriman, qui se hâtaient de regagner leur demeure profonde ; bien plus, il était l'adversaire victorieux de tous les fantômes, que chassait sa seule présence. Ces croyances, adoptées par les Pythagoriciens, se propagèrent parmi les Grecs lorsqu'ils acclimatèrent chez eux 1': oiseau persique (opviç Trepcrixàç} que le mazdéisme regardait comme un animal sacré, protecteur des fidèles contre les entreprises des démons. Elles se répandirent plus tard dans l'empire romain, et l'on peut juger de leur popularité par leur longue persistance. Après la chute du paganisme. Prudence formule encore cette foi superstitieuse en des termes que n'aurait pas désavoués un sectateur de Zoroastre. Elle était encore bien vivante vers l'an mille, à l'époque où écrivait le canoniste Burchard de Worms, et Shakespeare, qui l'a rappelée poétiquement dans la première scène d'Hamlet,. etopêchera qu'elle s'éteigne jamais dans la mémoire des hommes cultivés. Elle s'est conservée aussi dans les traditions populaires et se retrouve aujourd'hui eïncore dans le folklore de bien des pays ^.

Aux démons on substitua ou associa souvent les messagers ou anges, (àyye^oi) des cultes perso-syriens. La conception que se faisaient d'eux les Grecs avant Alexandre fut modifiée à l'époque hellénistique, lorsqu'on se servit . de leur ■nom pour traduire les termes de mal'akh, des cultes sémitiques, et de yazata du

barungszauber [cf. supra, p. 97], I, p. 225, § 825 ; cf. Plotin, IV, 8, 5 (p. 223, 5, Bréhier) — Aa!|j.ov£(; xl[iwpot, cf. Hermès Trism., p. 24, n. ^j-, p. 233, n, 5; p. 223, ch. XXIj p. 235, éd. Nock-Festugière. Proclus, cf. su-pra, page 34.

1. Cf. Le coq des mazdéens et les Pythagoriciens. (C R. Ac. Inscr., 1942, p. 288 ss.); Gray, dans Hastings, Encycl., s. v. « Cock », p. 684 ss.

2. Cf. N. C. XV. — Chant des coqs à la naissance de Jeanne d'Arc : lettre de Perceval de Balainvilliers, 21 juin 1429, dans Quicherat, Procès de ]. d'Arc, t. V, p. n^-

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