‹ Lux perpetua [microform]Chapitre 264 sur 468 · Patriarca, Bull. arch. comun.^ 1932, LX, p. 3 ss · texte numérisé non relu

Patriarca, Bull. arch. comun.^ 1932, LX, p. 3 ss

2. Cf. Mithra et l'orfhisme, R. H. Rel., 1934, CIX, pp. 63-72 ; et Ziegler, l. c, ool. 1349, 52 ss. ; 1352, 10 ss.

3. Ziegler, R. E., s. v, « Orpheus », ool, 1264 ss.; Kern, R. E., s. v. « Mysterien », col. 1289.

4. Boyancé, Mélanges Ec. fr. de Rome, 1935, LI, p. 95 ss, — Les termes orphiques, relevés dans Plutarque par Méautis {Mélanges, Glotz, 1932, II, p. 79) lui sont parvenus par l'intermédiaire des mystères de Bacchus, clairement désignés Consol. ad uxorem, p. 6n,

Orphiques la croyance au festin étemel réservé aux initiés : elle l'a répandue dans tout le monde gréco-romain et, comme nous allons le voir,' elle l'a fait vivre, sous des formes successives, jusqu'à la fin du paganisme, et même au-delà.

Bacchus*. — Aucun des mystères de l'antiquité n'a été plus largement répandu à l'époque romaine, que ceux de Bacchus. De même que, selon la légende, Dionysos parcourut le monde en triomphateur, ainsi ses thiases conquirent des adeptes dans toutes les régions de l'Empire. Parmi les religions païennes de salut, nulle ne fut plus populaire, et par suite nulle n'a exercé une action plus étendue sur la croyance à l'immortalité. Les sculptures des sarcophages et des stèles sépulfcrales^, les peintures des caveaux funéraires^ reproduisent en quantité innombrable des scènes empruntées à la légende ou au culte de Bacchus, les ébats des Satyres et des Ménades qui forment son cortège, et des emblèmes dionysiaques tels que masques de théâtre ou canthares d'où naissent la vigne et le lierre, consacrés à ce dieu de la végétation * .

Le .culte de Dionysos originaire de Thrace et de Phrygie s'était répandu en Grèce aux viii^" et vil^ siècles, et il avait introduit chez un peuple épris, même dans sa religion, d'ordre, de mesure et de raison, une dévotion emportée, délirante, extatique, qui s'y propagea, d'abord parmi les femmes, avec la violence d'une épidémie. Ce dieu barbare fut longtemps adoré avec une frénésie sauvage. Dans l'exaltation de leurs orgies nocturnes, les Ménades, après des courses furibondes et des danses échevelées, étaient saisies d'une « folie sacrée » "

1. La bibliographie jusqu'à l'année 1935 est donnée par Kern, R. E., s. v. « Mysterien », col. 1314. Ajouter. Festugière, Revue biblique, 1935, XLIV, pp. 192 ss., 371 ss.; Nilsson, Griech. Rel., I, 1941, p. 532-568, qui traite en détail de la période ancienne ; Loisy, Mystères, pp. 213, 223. Pour l'époque romaine, cf. Relig. orient., pp. 195 ss. ; 303 ss.. Inscription de Torrenova : Am. J. A., 1933, XXXVII, pp. 215-261 ; cf. Wilamowitz, Glaube der Hellenen, II, p. 290. — Sur les (rûp-êoAa cf. swpra, p. 237, n. 4.

2. Scène d'initiation sur un sarc. de la villa Médicis, M. Cagiano di Azevedo {Istituto d'archeol., opère d'arte, XIII), 1942 ; M. Lehman-Hartleben et Olsen, Dionysiac sarco- ■phagi in Baltimore, 1942 ; cf. Am. J. A., 1943, XLVII, p. 146.

3. Peintures de l'Isola^ sacra : Calza, Not. Scavi, 1928, p. 153 ss.. Cf. Carcopino, Bull. Ant. France, 1928, p. 305 ; "Wilamowitz, Studi ital. filologia class., 1929, VIIIj p. 89 ss.

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