‹ Lux perpetua [microform]Chapitre 357 sur 468 · Cf. p. ex., C.C.A.G., VIII, 4, p. 199 ss · texte numérisé non relu

Cf. p. ex., C.C.A.G., VIII, 4, p. 199 ss

2. Usener, Rhein. Mus., 1905, LX, p. 9 ss. = Kleine Schriften, IV, p. 478 ss. ; Rohde, I, p. 320 (tr. fr., p. 346, n. i), p. 597.

3. Plutarque, Quaest. conviv., IVj 2, 3, p. 665 ss. ; Pline, H. N., II, 145.

4. Tertull., A-polog.y 48 ; Minutius Fel., 39 ; Plut., /. c, p. 665 c.

5. Festus, s. V. « FÛlgeriitum. », p. 82 Litidsay ; Ammiea Marc, XXIII, 5, 13.

6 Festus, s. y. « Occisum » (p. 190 Lindsay) ; Plutarque, Pompée, i j cf. Saglio- Pottier, Dict., s. v. « Funus », p. 1396 è.

7. Pline, H. N., II, 145 ; Quintilien, Dédain., XIX, 6 (p. 341, 16, Lehnert) ; Perse II, 27, avec le sooliaste.

avait frappés étaient consacrés désormais au Zeus Kataibates^, et rendus inaccessibles 2. Dans cet enclos sacré reposait celui qui avait trouvé là une mort tragique et, s'il faut en croire Plutarque, on laissait son corps sans le brûler ni l'inhumer pour qu'on pût voir qu'il ne se putréfiait point 3.

Un sentiment de crainte se manifeste dans ces prohibitions qui rendent tabou le cadavre foudroyé : l'effroi des primitifs en présence d'une mort terrifiante, qui semblait un effet du courroux céleste. La foudre était l'arme du maître des cieux ; il s'en servait pour châtier les criminels, exterminer les impies, comme il avait fait les Titans. Cette antique croyance n'était pas éteinte sous l'Empire*, et elle est à l'origine des prescriptions tendant à séparer un réprouvé de la société humaine en isolant sa dépouille.

Mais ime conception différente était née, qui s'opposa de bonne heure à cette répulsion craintive pour tout contact avec les foudroyés. Le feu du bûcher, croyait-on, purifiait l'âme en la délivrant de l'enveloppe charnelle qui la souillait et en lui permettant de s'élever au séjour des Immortels. A plus forte raison le feu divin descendu de l'Olympe devait-il produire cette lustration ^. La fin prodigieuse qu'il réservait à des êtres exceptionnels, loin d'être une punition exemplaire de grands coupables, pouvait témoigner d'une faveur insigne de la divinité. Une tradition secrète enseignait que si la foudre avait touché un roi ou le chef d'une cité et qu'il survécût, toute sa descendance en devait être à jamais illustrée et glorifiée®.

Des légendes m.ythologiques qui remontent à une date reculée, racontaient comment les héros frappés de la foudre lavaient par ce moyen obtenu l'apothéose. Tel avait été le sort bienheureux d'Asklépios, d'Héraklès, de Sémélé, d'autres encore'. Le même genre de divinisation fut étendu au commun des mortels^. La foudre descendue du ciel est regardée comme le véhicule dont se sert Zeus pour transporter dans l'Olympe ceux qu'il veut enlever à la terre®.

1. A. B., Cook, Zeus, II, p. 13 ss. ; III, p. 1114SS.; N'ûsson, Griech. iîe/., I, p. 63 ss.

2. Hésychius, s. v. 'Bl6aiow ; Pollux, IX, 41 ; Artémidore, Oneirocr.y II, 9 (p. 95, 5 Herscher) ; cf. Euripide, Su-pfl., 933 ss.

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