‹ Luxations de l'astragale: Un nouveau procédé de réduction par la bande d'EsmarchChapitre 27 sur 29 · PE · texte numérisé non relu

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” boulay se demandait, en voyant les pénibles efforts [FR que l’on est souvent obligé de faire en pressant, d’une L main sur l’astragale, et de l’autre en sens contraire sur le # calcanéum pour faire rentrer l’astragale dans sa loge, s’il k n’y aurait pas moyen de remplacer les mains par un ; agent mécanique qui, tout en exerçant les pressions avec } au moins autant de force, les dirigerait également dans le 4 sens déterminé par le genre de la luxation.

| Voici l’observation de 1897, avec sa radiographie :

j « Homme de cinquante et un ans, s’étant tordu le È pied.

ÿ « Astragale en place, mais faisant saillie sous la peau ; par son col.

« Les os sous-jacents sont luxés en arrière et par-dessous l’astragale; les rapports n’ont pas changé avec la mortaise tibio-péronière.

« Anesthésie au chloroforme.

« Réduction par pression directe sur la tête de l’astra” gale et extension forcée du pied qui est en même temps ramené en avant.

« Immobilisation du pied.

« Guérison rapide. »

D’après la radiographie, on voit que l’astragale a Dis en avant sur le calcanéum, sa tête s’est dégagée du scaphoide et fait saillie en avant sur le dos du pied, tandis qu’en arrière la palpation permettrait de sentir également une autre saillie, celle-ci constituée par le calcanéum.

Si l’on imagine une bande d’Esmarch enroulée fortement autour du pied, on voit immédiatement par quel mécanisme elle tendra à réduire la luxation ; d’une part, appuyant sur la tête astragalienne, elle lui imprimera un

mouvement d'avant en arrière, et, d'autre part, ses pres-sions au niveau du calcanéum produiront sur cet os une translation d’arrière en avant, ce seront done absolument les mêmes mouvements que par la méthode manuelle on avait cherché à faire exécuter par l’astragale et le calcanéum, lorsqu'on avait réduit.

Exposons maintenant comment l’on doit procéder.

Le manuel opératoire est très simple :

Il consiste, sous anesthésie bien entendu, à enrouler une bande d’Esmarch très serrée à partir des orteils jusqu’au-dessus de la cheville, puis à faire une série de huit de chiffre, dont l’un des anneaux embrasse le cou-de-pied et l’autre le pied.

Dans une luxation sous-astragalienne et dorsale, l’enroulement des orteils à la cheville a pour effet, les premiers tours au niveau des orteils et des métatarsiens donnant un point d'appui solide à la bande, de produire déjà par le fait même de l’enroulement d'avant en arrière, une sorte de refoulement en arrière de l’astragale au niveau de la tête de cet os, si la luxation est directe en avant, ou tout au moins de la maintenir dans cette position directe; si la luxation est oblique en dedans ou er dehors, l’enroulement ramènera la tête dans la position directe, de même qu'elle sera sollicitée à reprendre sa place en dehors, si la luxation est marginale, puis les huit complèteront les mouvements à faire exécuter aux divers os du pied ; d’une part, ils ont un point d’appui solide sur le tibia et le péroné, d'autre part, ils s’appliquent sur le pied; à ce niveau, la bande agit diversement suivant la variété de luxation :

Dans une luxation dorsale, le calcanéum sera tiré d’ar-

AO rière en avant, tandis que l’astragale et les os de la jambe seront poussés en sens contraire, c’est-à-dire d’avant en arrière.

Dans les luxations marginales et en arrière, le mécanisme sera encore le même, le calcanéum et le pied seront sollicités à exécuter des mouvements de direction contraire à ceux de l’astragale et des os de la jambe, mouvements qui seront l’inverse de ceux qui s’étaient produits lors du déplacement de l’astragale ; avec la bande d'Esmarch, on se propose donc bien le même but que par la méthode manuelle ordinaire, l’astragale, pour réintégrer sa place, doit parcourir une étape inverse de celle qu’il avait suivie en se luxant.

Dans les /uæations doubles, le mécanisme de la réduction est encore à peu près le même, la bande tend à produire les mêmes mouvements qu'avec les doigts.

Si l’énucléation est directe en avant, la bande refoulera l’astragale d’avant en arrière, entre la mortaise tibiopéronière et le calcanéum, qui seront tirés d’arrière en avant, et auparavant, elle aurait ramené dans la ligne droite son extrémité antérieure, à supposer que celle-ci fût déviée en dedans ou er dehors ;

Dans les déplacements latéraux, la bande d’Esmarch appliquée, on pourra s’aider de mouvements de rotation du pied autour de son axe antéro-postérieur pour entr’ouvrir la loge de l’astragale, et la pression de la bande l'y fera rentrer.

Si la luxation est due à une rotation sur l’axe antéropostérieur, la pression de la bande sur le rebord de la poulie fera basculer l’astragale, et la réduction pourra se faire, le pied étant dans l'extension, que la luxation soit

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