PRÉAMBULE
L'idée de ce travail nous a été inspirée par un succès remarquable de M. Jaboulay, dans son service à l’Hôtel- Dieu. Il s’agissait d’une luxation de l’astragale qui n’avait pu être réduite par les moyens mécaniques habituels. M. Jaboulay fit enrouler une bande d’Esmarch très serrée des orteils au-dessus de la cheville et la réduction s’opéra en moins de cinq minutes.
Sur le conseil de cet éminent chirurgien, nous avons passé en revue les différents modes de traitement des luxations de l’astragale, pensant qu’il serait utile d’ajouter à leur nombre déjà grand un procédé qui avait réussi là où le manuel opératoire classique avait échoué.
Nous ne ferons pas l’historique des luxations de l’astragale, M. Bouvart, dans une thèse de Paris de l'an dernier !, l’a fait d’une façon très complète, nous citerons au fur et à mesure les nombreux auteurs auxquels nous
avons fait des emprunts.
Le premier chapitre sera consacré à l’anatomie de l’as-
! Bouvart, Diagn. et trait. des luxat. sous-astrag., récentes (th. de Paris, 1898).
LRO YOYEES tragale et des différents organes qui l'entourent et doivent être bien connus pour l'étude des luxations de cet os.
Dans le second, nous donnerons la classification des différentes luxations de l’astragale et leurs principaux signes.
Un troisième chapitre traitera des différentes causes qui s’opposent à la réduction des luxations.
Dans le quatrième, nous ferons l’historique du traite ment.
Les cinquième et sixième chapitres renfermeront l’un la méthode sanglante, l’autre la méthode non sanglante.
Enfin, dans le septième chapitre, nous examinerons le procédé de réduction par la bande d’Esmarch.
Suivront les conclusions et la bibliographie.
Mais avant d'aborder notre sujet, qu’il nous soit permis d'adresser nos remerciements les plus sincères à M. le professeur agrégé Jaboulay, chirurgien-major de l'Hôtel-Dieu, qui, non seulement pendant tout le cours de nos études, nous à manifesté le plus bienveillant intérêt, mais encore nous a donné le sujet de cette thèse, et nous a aidé de ses nombreux conseils pour mener à bonne fin le travail que nous avons entrepris.
Nous avons eu l'honneur d’être pendant six mois le secrétaire de M. le professeur Augagneur, dans son service de chirurgien en chef de l’Antiquaille; sous son intelligente direction, nous avons pu nous initier à la clinique des maladies cutanées et syphilitiques. Il a bien voulu accepter la présidence de notre thèse, nous sommes heurenx de lui présenter l'hommage de notre reconnaissance la plus respectueuse.
M. le professeur agrégé Rochet, chirurgien désigné de l’'Antiquaille, a toujours été d’une charmante amabilité pour nous, nous lui en témoignons notre gratitude la plus vive,
Nous n’aurions garde d'oublier MM. les professeurs Gailleton et Maurice Pollosson, MM. les D Vincent, chirurgien-major de la Charité; Clément, ancien médecin des hôpitaux ; M. le professeur Bard, médecin des hôpitaux, chez lesquels pendant nos années d’externat nous avons pu apprécier la bienveillante sollicitude dont ils ne cessaient d’entourer leurs élèves.
M. le professeur agrégé Condamin a été très bon pour nous, nous lui en serons toujours reconnaissant.
Dans notre internat d’Albigny, nous avons su apprécier les hautes qualités de cœur et de dévouement de MM. les D'S Rondet et Mollard; quand, plus tard, nous serons en présence d’une maladie commune de la vieillesse, nous nous rappellerons les sages enseignements de ces nobles praticiens du Dépôt, ayant à leur actif plus de vingt-cinq ans d'expérience à soigner des vieillards.
Enfin, en terminant, rendons hommage à la bonne complaisance de notre ami, M. Boudin, interne des hôpitaux, qui, pendant tout le cours de ce travail auquel il s’intéressait particulièrment, a bien voulu nous aider de ses conseils et de ses recherches personnelles sur le sujet de notre thèse.
https://archive.org/details/1A41545308 0045
par la bande d’'Esmarch.