TRAITEMENT
Le PROCÉDÉ DE cHoix est certainement de tenter la réduction, sous anesthésie générale, le plus tôt possible, sans violences, moufles, pressions prolongées. qui peuvent déterminer des lésions irréparables. Cependant dans les manœuvres de réduction on peut rompre des vaisseaux jusque-là intacts, et priver de nutrition un os dont le plus grand nombre de faces est articulaire.
La #raneuvre consiste, d'après MALGAIGNE, à étendre pied, ramener la pointe en dehors en pressant sur la tête de l’astragale. QuéÉNu, au contraire, constate que le seul obstacle à la réduction est dù à linterposition du ligament annulaire antérieur du tlarse, el recom-
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mande d’exagérer la flexion du pied aimsi que son adduction. On appuie alors d'avant en arrière sur la tôle de l’astragale et on ramène progressivement le pied dans une altitude normale. « L'extension forcée du pied, dit-il, s'oppose à la rentrée de l’astragale, en tendant le ligament annulaire antérieur eten l'appuyant contre la face inférieure de la tête luxée, soulevant, pour ainsi dire, celle-ci en haut et en dehors, » Pour nous, le meilleur procédé de réduction consiste à em-
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paumer le talon, el à TIRER COMME SI ON ENLEVAIT UNE Borre, mais en se gardant bien d'appuyer sur l'astragale, comme le réclame Quéxu. Après la réduction, on doit placer le pied dans un appareil à fracture el immobiliser quelque temps.
Si la réduction a été bien obtenue, le malade est complètement guéri en quelques jours et reprend très rapidement l’usage de son pied.