‹ Lycée (volume 2)Chapitre 51 sur 71 · Sa nation faroucbe est d*une autre nature · texte numérisé non relu

Sa nation faroucbe est d*une autre nature

Que les tristes humains qu*enferment ces remparts.

Cette épithète est ici à contre- sens. L'acteur qui parle compare ici la civilisation cliinoise à la vie sauvage des Tartares , comme le prouve toute la suite de ce morceau. Ce n'est donc pas sous ce rapport que les Chinois peuvent être appelés génériquement de tristes humains ; et comment accorder cette expression avec ce qui est dit trois Ters plus bas?

JOe M» arts» de nos lois, la beattlé les olleBse(lcs Tartares].

Des peuples qui peuvoit adnsi parler d^eux-mèmes H de leurs vainqueurs ne sont pas de tristes Axemains y quoiqulU soient opprimés dans le moment où Ton parle. L'auteur a manqué en cet endroit au juste rapport des idées : c'est le dé&ut le plus commun dans les mauvab po^es , et 1^ plus r^re dans ks boD&

f W ikyrrtmr qui cdoi me paraît une expressKm impudiiNEUBaUe.

YOLTAIRE. L ORPHELIN DE LA CHINE. 3l3

8 Et si, dans mes alarmes.

Le ciel me permettait d*abréger un destin nécessaire à mon fils , etc.

Un destin ne peut en aucune manière être ici le synonyme Sune vie. On dit très-bien une vie nécessaire à mon fils -^ mais jamais une mère ne dira que son destin est nécessaire à son fils : cette diction est trop négligée et trop vicieuse.

Page 1