DES DIVERS GENRES DE LITTÉRATURE CHEZ LES ANCIENS
Ce qu'on appelle polyergie, ou littérature mêlée, nous paraîtrait peut-être avoir tenu autant de place chez les anciens que parmi nous , si l'art de Timprimerie, qui conserve tout, nous eût transmis toutes leurs productions. Les polygraphes n'ont pas été rares parmi eux , et quelques-uns auraient •pu lutter contre nos in-folio, si l'on en juge seulement par les titres nombreux des ouvrages de Pline que nous avons perdus, mais dont un seul a suffi pour éterniser sa mémoire. Il y a cependant certains genres qu'on peut croire n'avoir pas été cultivés chez eux autant que chez les modernes , par exemple, celui des romans, si fécond de tout temps dans notre Europe. Le sujet de la plupart des nôtres, et, d'ordinaire, leur plus grand mérite, tient, comme celui de nos drames, aux peintures variées de la plus variée de toutes les passions, l'amour; et nous avons vu que cette passion n'a point eu le même rang dans les écrits des Grecs et des Romains , comme elle ne l'avait point dans la société. D'ailleurs, il ne paraît pas que la gra-