‹ Lymphadénie aleucémiqueChapitre 21 sur 39 · OCTO EE · texte numérisé non relu

OCTO EE

ne donne pas de piqueté hémorragique. Les squames se reforment lentement au bout de plusieurs jours.

Si l’érythrodermie manque, ce qui est rare, il y a une simple exfoliation, et entre ce type et l’érythème bulleux il y a de grands rapports.

Cet érythème bulleux est formé de larges bulles pleines de liquide, qui crèvent en laissant des débris d’épiderme qui s’exfolient; sorte de pemphigus.

4° Les leucémides

Nous entendons par leucémides toutes les éruptions disséminées à petits éléments, bulles, vésicules, papules, macules, etc., qui ne rentrent pas dans les descrip-

tions précédentes.

a) Bulles. — Elles sont assez rares, par leur taille elles forment transition entre les leucémides et les autres lésions.

b) Vésicules. — Kont très fines ou lenticulaires, rare-

ment confluentes, presque toujours isolées, coexistant dans de nombreux cas avec d’autres éruptions.

Elles ont un contenu séreux, séropurulent ou hémorragique, ce qui est fréquent. Elles peuvent se disséminer sur un placard rouge, diffus, eczématiforme.

c) Papules. — T1 y a dés papules de toutes tailles et de toutes couleurs ; entre les nodules saillantes, qui sont déjà des tumeurs miliaires et les petits nodules plats papuleux, il y a toutes les transitions.

d) Urticaire. — C’est une des éruptions les plus fréquentes. Elle apparaît par crises plus où moins durables et avec une intensité variable; mais dans la plupart des cas, il s’agit d’urticaire persistante, avec lésions de grattage accentuées, coexistant avec d'autres éruptions, avec une pyodermite, des hémorragies cutanées.

On a signalé aussi l’urticaire pigmenté (Pollund). :

e) Macules. — Apparaïissent souvent au début comme premier stade de toutes les autres lésions, avec les rougeurs diffuses.

5° Les pigmentations

Elles sont fréquentes. Elles sont consécutives chez certains malades à la médication arsénicale, chez dautres à des radiodermites; chez d’autres encore aux hémorragies spontanées et aux lésions de grattage.

Elles peuvent relever aussi d’une autre origine; c'est alors uñe sorte de mélanodermie addisonienne, si la surrénale ou le sympathique abdominal sont comprimés par des masses ganglionnaires rétro-péritonéales,

C’est encore une mélanodermie d’origine inconnue,

couleur de bronze, à placard irréguliers (Hazen).

Troubles de la sudation. — IIS sont fréquents. Moït exagération des sueurs (Wunderlich, Rosenstein), où bien au contraire absence de sécrétion sudorale, qui peut entraîner l’état parcheminé de la peau (Muller).

LYMPHADÉNIE INTESTINALE

HISTORIQUE. — En 1839, Briquet publie dans l'institut médical un article ayant pour titre « Observation d’adénite chronique avec altération spéciale des follicules muqueux du tube digestif. Il semble bien que nous trouvons décrit pour la première fois ici ce qui sera plus tard classifié sous le nom de lymphadénie intestinale.

En 1845, Craigie attire l’attention sur cette forme de la lymphadénie ganglionnaire, il trouve des altérations intestinales caractérisées par l’hypertrophie des folli cules clos.

En 1854, Virchow et Schneider publient des faits analogues.

En 1857, Friedreich, Hérard, Wunderlich publient de nouvelles observations.

En 1867, Bourdillat relate dans l’Union Médicale un cas de néoplasie lymphatique de l'intestin grêle.

En 1868, Behier publie au Congrès de Norwich, l’histoire d’un malade qui avait présenté des symptômes généraux de lymphadénie, y compris la leucémie et chez

lequel l’autopsie avait démontré, comme unique lésion,

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l’'hypertrophie des plaques de Peyer et des follicules solitaires. Il insiste sur l'absence de toute altération de la rate et des ganglions; et propose la création d’un nouveau type morbide auquel il donne le nom de leucocythémie intestinale.

En 1870, Alling cite un nouveau cas.

En 1871, Tillé publie une nouvelle observation.

En 1872, Demange, dans sa thèse consacre quelques pages à la lymphadénie intestinale; c’est la première étude d'ensemble publiée sur ce sujet.

En 1873, Kelsch publie un nouveau cas, en comparant le diagnostic avec la fièvre typhoïde.

Puis les travaux se succèdent :

En 1869, Murchison.

En 1878, Coupland.

En 1879, Barth.

En 1885, Jardet.

En 1886, Haas.

Puis, en 1886, la thèse de Gilly, qui est le premier à faire un travail détaillé sur ce sujet, et auquel nous empruntons certains documents pour la rédaction de ce

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