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peut très bien qu’un petit ganglion de l’apophyse mastoide douloureux, sensible à la pression, accompagné de température et d’otorrhée, puisse donner lieu à une erreur de diagnostic : c’est dans ces cas qu’on doit examiner s’il se trouve d’autres ganglions enflammés aux alentours de l’apophyse mastoïde et voir s'ils sont gros et douloureux. D’autres fois il arrive qu’une otite purulente dérange si peu le malade qu’elle passe inaperçue, arrive même à la perforation du tympan : il peut se produire alors une adénite dont on chercherait en vain l’étiologie et qu'on mettrait sur le compte d’autres affections.
Nous savons, d’après Leutert, que les germes infectieux peuvent passer à travers l’oreille moyenne sans provoquer de réactions et ce n’est qu’arrivés dans l’apophyse qu'ils deviennent virulents et causent la mastoïdite purulente. De même, pensons-nous, les germes infectieux passent dans les Iymphatiques de l’oreille moyenne et, arrivant aux ganglions, y produisent du gonflement, de l’inflammation, de grandes douleurs et une forte fièvre (Erwin-Jurgens).
Toutes ces causes que nous venons de mettre en lumière longuement ne sont pourtant pas les plus fréquentes de l’adénite mastoïdienne. Il en est trois qui priment toutes les autres citées plus haut et qui sont :
L’herpès ;
L’eczéma ;
La furonculose du conduit.
L’herpès siège en général sur le pavillon, la conque ou le tiers externe du conduit. Il serait plus fréquent chez l’adulte, d’après Hartman.
Le début est pres ae de troubles gastriques. La