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fièvre atteint en général 38 ; elle est de courte durée. La douleur fait défaut, mais les démangeaisons sont vives.
A l'inspection, on constate l’injection diffuse de tout le conduit. Bientôt sur cette surface rouge apparaissent de petites vésicules remplies d’un liquide séreux. Elles sont isolées les unes des autres, d’autres fois réunies en îlots séparés par des intervalles de peau saine. La grosseur de ces vésicules varie d’un grain de mil à un pois. Le liquide. qu’elles contiennent est d’abord clair, puis citrin, puis opalescent. Les vésicules peuvent alors se dessécher sans s’ouvrir. L'évolution de la vésicule aboutit à la formation d’une croûte jaunâtre, puis brunâtre, souvent réunie aux croûtes voisines.
La durée de l’affection est très courte. Le conduit, la conque, le pavillon peuvent être envahis à la fois ou l’un après l’autre.
L’eczéma de l'oreille est très fréquent chez Fenfant. On le trouve sur le pavillon, à l'entrée du conduit auditif et dans le sillon rétro-auriculaire.
Cette affection revêt la forme aiguë ou chronique ; la forme aiguë affecte les mêmes caractères que sur les autres partes du corps : rougeur et gonflement de la peau avec production de petites vésicules serrées les unes contre les autres, laissant échapper par rupture un liquide clair, parfois roussâtre, qui souvent se concrète sous forme de croûtes plus ou moins épaisses. Le plus souvent l’eczéma passe à l’état chronique et revêt la forme impétigineuse, si commune chez les enfants scrofuleux et mal entretenus. La région envahie, rouge ét gonflée, présente des excoriations recouvertes de croûtes jaunâtres et humides qui sont au-
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tant de portes ouvertes à l’infection des ganglions voisins.
Le furoncle du conduit auditif externe est une affection relativement commune. Nous la décrirons en détail, car c’est elle qui entre pour la plus grande partie dans l’étiologie de la Iymphan gite périauriculaire.
Le furoncle de l’oreille est produit, d’après Lœvenberg, par les trois variétés de staphylocoques : l’albus, l’aureus et le citreus. Il survient, soit primitivement, soit à la suite de L’eezéma du conduit et du pavillon. I1 siège le plus souvent à l'entrée du conduit, dans Îles glandes sébacées et Cérumineuses où elles sont surtout développées.
Le début du furoncle s'annonce par des frissons, une élévation légère de température accompagnée ou non de trou- : bles gastriques : langue saburrale, nausées, constipation. Puis survient un prurit dans le conduit auditif. Ge prurit peut être très pénible et amène en général le grattage qui produit des excoriations : ces dernières pourront constituer autant de portes d'entrée pour une auto-inoculation ou des infections secondaires surajoutées. Au bout de vingtquatre heures, ce prurit est remplacé par une sensation de gêne avec tension, chaleur et douleur.
Cette douleur est un signe très important ; SON intensité souvent très grande est en rapport avec la sensibilité exquise de la peau du conduit et l’inextensibilité des couches sous-épidermiques. Elle est très exagérée par le contact d'un stylet au point où siège la tumeur furonculeuse. Ses irradiations sont variables comme siège et comme intensité.
Le plus souvent, toute la moitié correspondante de la tête est lourde, parfois il y a des irradiations dans les dents et dans tout un côté de la mâchoire.