ET L'INDUSTRIE DE LA SOIE EN FRANCE
I789-1889 Par Marius MORAND
LA FABRIQUE LYONNAISE DE SOIERIES
et l'industrie de la Soie en France 1789-1889
$$$&?&!$? '^nmirEssJiRE des événements qui ont profondément modifié, il ^^J7%êïîT~ r a m siècle, toutes les anciennes lois d'existence de notre JsS li^^fâteM production des .
< production aes soieries, évoque presque invinciblement un retour vers le passé. Quel a été le sort de celte industrie d'art et de '^\j)^^>S^f lux? qui, avant 1789, vivait, comme on l'a dit, « de l'église et du trône » , cl dont les étoffes somptueuses étaient, dans
-^ /— ^y?^ les costumes, un symbole de hiérarchie sociale f Comment s' 'estelle phèe aux exigences d'une époque passionnée d'égalité et éprise du bon marché des produits? Quelle était sa situation il y a cent ans, et quelle est-elle aujourd'hui f Quelle somme de richesses représentait-elle dans l'ensemble des industries du pays. et quelle somme de richesses un nouveau siècle de labeurs lui a-t-il ajouté? C'est ce parallèle entre deux époques si pleines de contrastes que nous essayerons de faire dans cette courte Notice.
A Lyon A Nîmes A Tours A Paris
l faut consulter les rapports des Inspecteurs des manufactures pour trouver les documents les plus authentiques sur 'état de l'industrie en France à la veille de la Révolution.
D'après une statistique dressée en 1 784, par l'un de ces Inspecteurs, Roland de la Platière, on comptait alors, de 28 à 30,000 métiers de soieries, savoir :
18,000 métiers dont 12,000 en étoffes figurées. 3,000 métieis.
1,200 à 1,500 métiers.
2,000 métiers, dont partie en gazes.
Le reste était disséminé à Avignon qui, au xvme siècle, possédait 1,800 métiers, dont 500 en damas et autres étoffes façonnées, à Rouen, à Marseille, à Toulouse, à Auch, à Narbonne et autres lieux.
Il y avait de plus à Lyon, à Saint-Chamond, à Saint-Etienne, à Paris, à Tours, etc., 12,000 métiers au moins de rubans, galons et autres objets de passements :17 a 18,000 métiers de bas de soie et de filoselle, à Montpellier, à Ganges, à Lyon, à Paris, à Nîmes, à Dourdan, dans l'Ile-de-France; enfin, indépendamment des dentelles d'or et d'argent des manufactures de Paris, et de