A. STORCK
EXPOSANTS LYONNAIS
Groupe IV. — Classe 33
Araud Neveu & Eyraud (C), rue Saint-Polycarpe, 12. (Maison fondée en 1847). — Soieries, nouveautés pour parapluies et ombrelles, tissus garantis.
Médailles d'argent : Londres, 1862 ; Paris, 1867 et 1878.
Armandy & C'°, quai de Retz, 2. — Soies ouvrées.
La maison Armandy compte aujourd'hui paimi les plus importantes dans l'industrie et le commerce des soies. Son existence remonte à 1850.
Peu importante au début, elle s'est successivement développée, en s'initiant de plus en plus aux besoins de la consommation et en perfectionnant son outillage industriel, suivant les nécessités ou les exigences du moment.
Son siège principal est à Lyon avec maison à Paris et des agences sur toutes les places soyeuses de l'Europe et de l'Extrême-Orient.
Le centre de sa production en France est à Taulignan (Diônie), où elle occupe, dans ses usines libres, la presque totalité de la population ouvrière du pays et des environs.
Mais le personnel ouvrier de la région ne suffisant plus dès longtemps au développement de son industrie, la maison a dû ajouter à ses diverses usines, ticis orphelinats industriels importants, où, malgré toutes les crises meurtrières du commerce et de l'industrie de la soie, et après beaucoup de peines et de sacrifices pécuniaires, elle est arrivée à une organisation vraiment considérable, où se trouvent réunis tous les perfectionnements industriels, avec le bien-être moral et matériel de tout le personnel qui y est occupé.
Outre cela, à litre d'encouragement, dans le but d'assurer la stabilité du personnel, et d'avoir ainsi des ouvriers plus expérimentés, la maison a institué depuit quelques années, des primes annuelles d'ancienneté pour tous ses ouvriers et ouvrières les plus méritants, et ayant au moins six ans de séjour et de bens services dans la maison ; cts primes km sent comptées chaque année et versées ensuite à la Caisse d'épargne au crédit de chacun.
q6 LYON A [.'EXPOSITION UNIVERSELLE DE 1889
La production annuelle de la maison est de 280.000 kilos environ de soies ouvrées, de provenances asiatiques à peu près exclusivement.
Elle occupe pour cela environ 2.500 ouvriers et ouvrières dont 6/700 orphelines placées dans la maison par les différentes sociétés de bienfaisance, ou administrations hospitalières de plusieurs départements.
La maison a pris part aux différentes grandes expositions qui ont eu lieu en France et à divers concours, où la supériorité de son organisation et de ses produits lui ont valu : à Lyon en 187 3 une médaille d'argent, à Paris en 1878 et 1889, des médailles d'or et plusieurs autres médailles et diplômes d'honneur pour l'organisation et la direction de ses orphelinats.
Arquische, Voisin & Grospellier, rue Puits -Gaillot, 2. — Soieries unies, façonnées, noires et couleurs.
Atuyer, Bianchini & Férier, place Tolozan, 22. — Soieries.
Audibert (L) & C'% Grande Rue des Feuillants, 1. — Soieries unies et façonnées, noires et couleurs, armures et nouveautés, velours unis, noirs et couleurs.
Médailles : Londres, 1862 ; Paris, 1867 ; Le Havre 1868. — Médaille de mérite : Vienne, 1873. — Prize Medal et Diplôme: Philaldelphie, 1876. — Médaille d'or : Paris, 1878. — Médaille et diplôme de mérite ; Melbourne, 1880. — Médaille d'or : Amsterdam, 1888.
Bardon, Ritton & Mayen, 4, Grande rue des Feuillants. — Soieries unies et façonnées, armures et nouveautés pour robes, modes et confections, velours noirs et couleurs.
Maison fondée en 1845 sous la raison sociale Martel et Delacroix avec MM. Bardon et Ritton pour collaborateurs depuis cette époque, lesquels sont devenus chefs de la maison en 1854, collègues par conséquent depuis les quarante-cinq ans que la maison existe. La raison sociale est devenue Bardon, Ritton et Mayen en 1877, par suite de l'adjonction de M. Mayen, l'un de leurs principaux collaborateurs.
Cette maison a passé par toutes les phases de la mode en transformant sou genre de fabrication au fur et à mesure de la demande avec une minutie telle dans les détails qu'elle lui a fait prendre dès le début l'initiative d'une organisation toute particulière dans les montagnes du Bugey uniquement pour arriver à obtenir avec un air pur la grande fraîcheur des teintes dans les nuances claires. C'est ce qui lui a assuré sa suprématie et un chiffre d'affaires important dans tous les genres qu'elle a entrepris, passant tour à tour des étoffes unies, armures et nouveautés, (en se créant une spécialité remarquable pour la faille couleur), aux grands façonnés, moirés et velours genre où elle obtient un succès marqué et où elle excelle tout particulièrement.
Des tissus riches destinés à la clientèle aristocratique, qu'elle perfectionne de pîus en plus, elle a, par suite des changements de la mode, vulgarisé sa production en organisant chez elle le tissu teint eu pièces fabriquant depuis les prix les plus modiques jusqu'aux plus élevés et tous les articles que la fabrication de ce genre comporte.
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Son succès à toutes les expositions auxquelles elle a pris part a souligné magnifiquement l'importance des étapes graduées qu'elle parcourait dans la fabrique et de sa notoriété dans notre ville en obtenant les récompenses suivantes :
Médailles: Londres, 1S62; Paris, 1867. — Diplôme d'honneur : Le Havre 1868. — Médaille de progrès : Vienne, 1875. — Grande Médaille : Philadelphie, 1876. — Médaille d'or : Paris, 1878. Amsterdam, 1883 . — Diplôme d'honneur et Croix de la Légion d'honneur : Anvers, 1886.
Barrai, Chanay & Cie, place du Griffon, 5. — Soieries unies et nouveautés.
Médailles: Paris, 185 5-1867 ; Vienne, 1873; Philadelphie, 1876; Paris, 1878.
Ancienne maison Sevene, Barrai et Cie, fondée en 1838, s'occupant spécialement des articles de grande consommation surtout des genres de fabrication suisse.
Elle est arrivée à la suite de longs et coûteux efforts à produire ces articles à des prix rivalisant avec Zurich et s'est acquis de ce chef une grande réputation.
Soieries unies, façonnées et imprimées pour Modes, Robes, Confections et Cols. Spécialité d'articles pour éventails.
Bérard & Ferrand, quai de Retz, 2. — Soieries unies et grands façonnés, armures pour robes et confections, velours façonnés.
Médailles: Paris, 1855; Londres, 1802; Paris, 1867 ; Le Havre, 1868. — Médaille de progrès: Vienne, 1873. — Diplôme d'honneur et Croix de la Légion d'honneur : Amsterdam, 1883.
Une ancienne maison lyonnaise qui a porté très haut l'art du tissage de la soie.
Fondée il y a plus de cinquante ans, depuis 1870, elle est aux mains des patrons actuels.
Les étoffes façonnées ayant été délaissées par la mode française et européenne, la maison dut, pendant de longues années, tourner tous ses efforts vers les Echelles du Levant.
Aussi, M. Bérard fut-il entraîné par les nécessités de son industrie à faire de nombreux voyages en Orient. Il parcourut ainsi l'Empire ottoman tout entier, de Tunis à Bagdad, l'Egypte, les Indes, et transforma dans ces régions le commerce lyonnais. Ce fut en 1S72, au lendemain de nos désastres, qu'il entreprit ces voyages pour aller chercher du travail pour les ouvriers de notre cité exposés à la misère par les suites de la guerre et les ruines de l'année maudite.
Dès 1872, dès l'époque où la mode parisienne revint aux étoffes façonnées, la maison Bérard et Ferrand prit la tête du mouvement qui ouvrit une ère nouvelle pour l'industrie lyonnaise.
Désormais, elle se consacra à la confection d'étoffes merveilleuses, œuvres d'un goût exquis, qui ont été successivement admirées dans toutes les Expositions universelles.
Robes magnifiques portées par les reines et les impératrices, dans les cérémonies de leurs couronnements, robes de nos grandes actrices, qui ont étincelé au feu de la rampe dans des créations célèbres, ces étoffes sont quelquefois de véritables tableaux d'art, et, il faut l'ajouter, des tabieaux d'un prix élevé : quelques-unes de ces robes ont coûté de trois cents à cinq cents francs le mètre.
Pour tisser ces étoffes merveilleuses, il faut un outillage industriel de premier ordre et, à côté des dessinateurs de grand talent, des ouvriers qui, eux aussi, sont de véritables artistes.
Il est quelques-unes des étoffes sorties de la maison Bérard et Ferrand qui ont exigé, tant des patrons que de tous leurs collaborateurs, la solution de difficultés qui paraissent au premier abord insurmontables.
La maison Bérard et Ferrand a reçu de nombreuses récompenses légitimement conquises par sou talent artistique : médailles aux expositions de Paris, Londres, Paris, Le Havre, Vienne, Paris.
En 1SS3, à l'Exposition universelle d'Amsterdam, elle obtint un diplôme d'honneur, et M. Bérard reçut la croix de chevalier de la Légion d'honneur.
lyon' 89. — 13
Béraud (J.) & Cic, place Tolozan, 18. — Soieries haute nouveauté, façonnées et unies pour robes et confections.
Médailles d'or : Paris, 1878 ; Melbourne, 1880; Amsterdam, 1885.
Ce fut un véritable artiste, M. Michel Béraud père, dont les dessins étaient recherchés comme autant de chefs-d'œuvre de goût, qui contribua en 1876 à la fondation de cette maison. M. Béraud qui fut un de nos dessinateurs de fabrique les plus distingués, s'était acquis une réputation méritée, qui lui valut la croix de chevalier de la Légion d'honneur.
La maison J. Béraud et Cie s'est toujours inspirée des traditions artistiques si pures de son principal fondateur. Aussi dès son début, ne tardait-elle pas à s'acquérir une place importante, parmi les maisons les plus anciennes et les plus renommées. Les succès qu'elle eut aux différentes Expositions ont été des plus honorables et lui ont valu à chacune d'elles la médaille d'or.
Elle s'est toujours attachée à la fabrication de ces étoffes de prix, de ces soieries de luxe, où éclate vraiment la supériorité de notre industrie, notamment à la fabrication de soieries grands façonnés, velours en tous genres, haute nouveauté pour robes et manteaux de cour.
Aussi ne s'étonnera-t-on point que plusieurs spécimens de sa fabrication aient enrichi les vitrines du musée d'Art et d'Industrie où ils attestent que ni le goût, ni les traditions artistiques, puisées à bonne source et qui ont fait la fortune et la célébrité de la vieille fabrique Lyonnaise, ne sont perdus où dédaignés, aujourd'hui, mais au contraire sont mises plus en honneur, et plus intelligemment cultivés qu'ils ne l'ont jamais été.
Bianchini, Bernard & Cie, place Croix-Paquet, 3. — Soieries, crêpes de Chine, nouveautés et velours façonnés.
Mentions honorables: Paris, 1855 et 1867.
Bickert & Besson, rue Désirée, 16. — Velours soie et mécaniques brochés et damassés, peluches, ameublements. Spécialités pour l'Algérie, le Maroc et les Indes. Ornements d'église pour les Israélites.
Bonnet (J.-B.), rue de l'Arbre-Sec, 9. — Grenadines, crêpes de Chine gazes, nouveautés pour modes, robes et confections.
Bonnet & Cie (Les petits-fils de C. J.), 8, rue du Griffon, Successeurs de Bonnet (Claude-Joseph), et Cie. — Soieries noires, nouveautés et couleurs.
Paris, 1844, Croix de la Légion d'honneur. — Porto, 1865, Croix de chevalier de l'ordre du Christ. — Paris, 1867, Croix d'officier de la Légion d'honneur. — Paris, 1844, Médaille d'or. — Paris, 1849, Médaille d'or.— Londres, 183 1, Médaille de mérite —Paris, 1855, Médaille d'or. — Londres, 1862. Médaille démérite. — Dublin, 1865, Médaille de mérite. — Porto, 1865, Médaille d'or. — Paris, 1867, Médaille de 1" classe. — Le Havre, 1868, Diplôme d'honneur. — Lyon, 1872,
Diplôme d'honneur. — Vienne, 1S73, Grand diplôme d'honneur, Médaille de progrès. — Philadelphie, 1876, Médaille, — Paris, 1878, Grand prix, Croix de chevalier de la Légion d'honneur, Diplôme d'honneur, (Exposition du Ministère de l'intérieur). — Sydney, 1880, i« Récompense. Amsterdam, 1883, Diplôme d'honneur. — Anvers, 1885, Diplôme d'honneur.
M. C.-J. Bonnet a fondé sa maison de fabrique de soieries, à Lyon en 18 10.
La perfection qu'il s'est toujours attaché à donner à ses produits, pendant sa longue carrière commerciale de 1810 à 1867, a valu à sa marque de fabrique sa haute réputation.
En 1832, il avait créé son importante usine de Jujurieux (Ain) dont il fit un établissement modèle, pour la préparation des matières soyeuses et la fabrication des étoffes.
A la mort de M. C.-J. Bonnet en 1867, ses collaborateurs, ont continué son commerce sous la raison sociale : Les petits-fils de C.-J. Bonnet et O-.
Suivant, les traditions du fondateur de la maison, ils mettent en première ligne pour obtenir la qualité de leurs tissus, la nature et la provenance des matières et leur parfaite préparation.
Ils exercent leur industrie à Lyon, à Jujurieux et dans les Cévennes.
Dans les Cévennes les filatures de premières marques qu'ils occupent, produisent leurs soies grèges.
A Jujurieux toutes les opérations appliquées à la matière soyeuse pour la transformer en étoffe se pratiquent dans les ateliers de l'usine.
Elle comprend pour ces divers travaux :
Une filature;
Un moulinage pour l'ouvraison des grèges;
Un atelier de dévidage pour soies teintes;
Un atelier d'ourdissage, pliage et tordage des chaînes;
Un atelier de lissage pour la fabrication des remisses;
Un atelier de tissage mécanique.
Eu dehors de l'usine, la maison occupe à domicile, de nombreux métiers de tissage à la main.
A Lyon; dans le quartier de ia Croix-Rousse, un atelier d'ourdissage et pliage, prépare les chaînes desinées aux maîtres tisseurs Lyonnais.
A son ancienne spécialité, des soieries noires et armures, la maison Les petits-fils de C.-J. Bonnet et Cis a joint la fabrication des soieries couleurs et des façonnés.
Bonnet, Ramel, Savigny, Giraud & Cie, route de Vaulx, 15. — Teinture en flottes des soies, tussah, laine et coton, etc.
Bonnetain (E.), Bayle & Cie, place Croix-Paquet, 11. — Soieries, nouveautés et rubans.
Le Havre, 1868, Mention honorable. — Lyon, 1872, Médaille de bronze.
Boucharlat Frères & Pellet, rue du Griffon. — Etoffes de soie unies, façonnées et armures.
Bouvard (Eugène) & Mathevon fils (Henry), place Tolozan, 26. — Etoffes pour ameublements, étoffes façonnées pour robes, articles de dorure.
Médailles d'or à toutes les Expositions de Londres et de Paris ; Légion d'honneur en 1867; Couronne de fer, Vienne, 1873. — Hors concours, jury, Paris, 1878.
Boyriven Frères, rue Lanterne, i. — Satins, damas, reps, soie.
Seize médailles dont huit en or, aux diverses Expositions. — Diplôme d'honneur à l'Exposition de Paris 1878.
La maison Boyriven a été fondée en 1832 par M. Boyriven père, pour ia fabrication des soieries, galons et étoffes pour meubles et pour voitures. Elle a été dirigée depuis 1852 par les fils du fondateur qui ont su lui donner une nouvelle impulsion et avec l'aménagement des wagons de chemins de fer, lui créer de nouveaux débouchés. L'importance de cette maison est aujourd'hui considérable et sa réputation universelle, avec les trois grands établissements à Lyon, Paris et Madrid, sa grande fabrique de galons et passementeries à Neuilly, sa manufacture de draps d'Elbeuf et sa fabrique de moquette à Tourcoing. Ce qui nous intéresse tout particulièrement, c'est qu'elle a importé dans notre ville une industrie qui n'existait pas auparavant. En même temps, en effet que la première, en France, elle organisait dans son usine de Neuilly la fabrication mécanique des galons, pour voitures et pour chemins de fer, elle installait à la Croix-Rousse une fabrique pour les éxffts de carrosserie et d'ameublements riches.
La maison Boyriven a pris part depuis sa fondation aux principales expositions. Elle a été dans toutes très remarquées et a obtenu les plus flatteuses distinctions. Elle a obtenu dans ces diverses expositions dix-sept récompenses, huit médailles d'or, six médailles d'argent, deux médailles de bronze et un diplôme d'honneur. Les articles galons et soieries ont toujours obtenu les plus hautes récompenses du jury, c'està-dire des médailles d'or, à Amsterdam, Bruxelles, Lyon, Melbourne, Nice et Paris, 1875-1878 et 1889. Ce sont là des succès que nous sommes heureux d'enregistrer pour notre industrie locale et qui montrent que Lyon est justement placé, dans toutes les branches de l'activité commerciale, à la tête des cités laborieuses.
Bresson. Agnès & Cie, rue de la République, i. — Soieries, nouveauté. Brosset-Heckel & Cie, 8, place Tolozan. — Satins, soieries, armures.
Maison fondée à la fin du siècle dernier par M. Luquiens, auquel succéda M. Louis Heckel son neveu. Par suite de la mort de M. Louis Heckel survenue en 1S68, la maison passa entre les mains de M. Brosset-Heckel son gendre.
Les produits de cette maison sont réputés dans le monde entier et ont été consacrés par deux croix de chevalier de la Légion d'honneur, une croix de l'ordre du Christ du Portugal et par les hautes récompenses obtenues dans les expositions universelles suivantes :
Hautes récompenses aux principales Expositions : Paris, Londres, Porto, Le Havre, Lyon, Vienne, Philadelphie. — Grande Médaille et Croix de chevalier de la Légion d'honneur, Paris, 1878.
Brunet-Lecomte, Moïse & C'% place Tolozan. 24. — Soieries unies et façonnées, soieries imprimées, gazes nouveautés.
Médailles d'or : Paris, 1S55 et 1878. — Médailles d'honneur: Dublin, 1862: Londres, 1862; Porto, 1865. — Médailles de irc classe : Londres, 185 1 ; Saigon, 1867 , Paris, 1867. — Diplôme d'honneur : Le Havre, 1808. — Médaille de progrès de ire classe : Vienne, 1873. — M. R. Bruuet- Lecomte a ieçu la croix de la Légion d'honneur en 1860, et celle du Christ du Portugal en 1864.
La maison Brunet-Lecomte Moïse et O*, fondée en 18J4 par M. René Brunet-Lecomte et Guiclurd mérite une mention spéciale dans la nomenclature des anciennes manufactures lyonnaises. C'est elle en effet qui la première a compris toute la valeur des nouveaux procédés d'impression sur les tissus de soie, appliqués pour la première fois en 1825 par M. Brunet-Leccmte, père de l'assccié actuel, dans la fabrique
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de Yiziile, et aux progrès desquels elle a contribué pour une part considérable. Classée hors de pair pour la fabrication des soieries et foulards imprimés, dans laquelle elle a acquis une réputation justifiée par la variété et le goût réellement artistique de ses produits, cette maison s'est rendu compte que le temps des spécialités est passée. Aussi la voyons-nous occuper une place de premier ordre dans la fabrication des façonnés haute nouveauté pour robes et modes, les gazes riches, les grenadines, les crêpes de chine façonnés brochés et unis, les peluches. Les premières récompenses que la maison a obtenues à toutes les expositions depuis 185 1 et dont nous donnons plus haut la liste sont venues couronner les efforts persévérants de ses chefs et ont été un hommage rendu aux soins consciencieux et à la loyauté qu'elle apporte à la fabrication de ses tissus et au goût parfait qu'elle a toujours montré dans la création de la nouveauté. M. Brunet-Lecomte a été nommé chevalier de la Légion d'honneur en 1860, lors de l'inauguration du Palais du Commerce, et chevalier du Christ du Portugal en 1865.
Chabert (J.) & C'e, à Chomérac (Ardèche) et à Lyon, 4, rue Garet. — Soies grèges.
Dans ces dix dernières années, la maison J. Chabert et Cie a transformé ou renouvelé son outillage, elle a adopté et appliqué les nouvelles méthodes pour filer et mouliner la soie avec perfection et économie, tout en conservant ce que les anciennes avaient de bon.
L'exemple donné par cette Maison commence à être suivi, et, depuis deux eu trois ans, un grand essor a été donné en France dans le sens de la filature à meilleur marché, tout en améliorant, plutôt qu'en la diminuant, la qualité de la soie.
La collaboration constante de cette Maison, depuis sept à huit ans, avec M. E. W. Setrell, qui s'est fait un nom d'une autorité indiscutée dans la filature de la soie, a beaucoup aidé au mouvement progressiste qui s'est fait, en France, dans cette industrie.
On peut dire qu'il existe aujourd'hui un noyau de filatures, qui va se développant très vite, pouvant lutter comme bon marché avec les meilleures organisations italiennes, et cela, sans rien abandonner de la qualité vt aiment supérieure de nos belles soies de France, pour les articles riches, demandant solidité, régularité, brillant. Grâce à cela, l'industrie nationale de la filature en France pourra revoir ses bc.u.x jours d'autrefois, it, pourra r.bsorter les cocons qui se récoltent en plus grande abondance sur le sol national, grâce aux meilleures récoltes résultat de la régénération des races jaunes pays, parla méthode de l'émment Pasteur. Nous arriverons ainsi â ne plus voir notre matière première aller se filer en Italie, au préjudice de notre main d" œuvre, de notre industrie nationale.
Depuis 1872, MM. Ch..bert et Cie ont crée, eu collaboration avec la maison ^i. Duvergier, ingénieurconstructeur, un appareil spécial pour l'ctctiffage des ccectis, qui réunit de grands avantages ; l'usage de cet appareil, dont les dessins et le dicit de reproduction restent sa propriété, se généralise avec le temps dans les filatures de cette Maison.
En moulinage elle ne s'est pas montrée moins progressiste ; après études faites, et notamment après l'Exposition de Milan en i£8o, où J. Chabert a été délégué par la Chambre de Commerce de Lyon pour le moulinage de la soie, elle a importé d'Italie tout ce qui lui a paru bon, et, elle l'a harmonisé avec ce que les méthodes françaises ont de supérieur ; en peu d'années elle a créé une école, et elle a appliqué ses nouveaux procédés dans les moulinages.
Un rapport adressé à la Chambre de Commerce par J. Chabert après avoir rempli son mandat de délégué â l'Exposition de Milan et dans les moulinages italiens, reste comme un témoignage de l'étude approfondie qu'il a faite à cette date, avant et après, du moulinage italien comparé au moulinage français. Ce rapport a pu profiter au moulinage français puisqu'il a été rendu public, ayant eu les honneurs de l'impression.
En résumé la maison Chabert pleine d'initiative, toujours sur la brèche du progrès, n'a cessé de se montrer prêle â adopter tcut système nouveau amenant amélioration, rapidité et économie de production
ce qui lui a permis, d'atteindre; comme chiffre produit, une des plus grandes places dans l'industrie de la soie d'Europe, soit 50,000 kilogrammes dans ses usines de filature, 30,000 kilogrammes, filés sous sa direction dans les filatures de la Société Anonyme Serrel; et 200,000 kilogrammes de soies ouvrées dans ses usines de moulinage.
Aussi la part que cette maison a eue aux diverses expositions de Paris, 1867, première médaille d'argent, Lyon 1872 ; — Médaille d'or, Vienne, 1873 ; — Médaille de progrès, Philadelphie, 1876. — Médaille et décoration de la Légion d'honneur à M. Chabert père, alors à la tête de la maison, Paris, 1878 ; — Médaille d'or, Anvers. 1885; est la juste récompense de ses constants efforts pour faire progresser l'industrie de la filature et du moulinage de la soie.
Un point à noter pour l'histoire économique que d'autres feront sans doute sur la situation à Lyon, et dont nous nous efforçons simplement dans notre modeste sphère de réunir les matériaux, c'est l'organisation intelligente et rationnelle qui se révèle dans tous les rouages de la direction. Chaque filature, chaque moulin a son directeur-contremaître et à la tète de chaque groupe de filatures et de moulinages est placé un directeur associé ou intéressé.
La sagesse et la prévoyance économique de la maison Chabert se sont également préoccupées du sort des 3,500 personnes qu'elle occupe dans ces ateliers, filatures ou moulinages.
Des soins médicaux sont donnés gratuitement au personnel dont elle améliore, le plus possible, la situation matérielle et morale. Elle a obtenu une médaille d'argent de la Société de Protection de Paris, le 30 avril 1876, pour soins donnés aux ouvriers de ses usines.
C'est là une des récompenses peut-être les plus précieuses pour les chefs de la maison. Par la collaboration assidue et reconnaissante des ouvriers, elle explique et justifie leurs succès industriels et commerciaux, elie ennoblit les autres distinctions qui leur sont décernées.
Chaix & C'% rue de l'Arbre-Sec, 26. (Société en commandite par actions, pour le commerce et l'industrie de la soie, fondée en 1885). — Soies grèges et ouvrées de France, douppions et fils mélangés.
Cette maison s'est appliquée depuis plusieurs années à l'étude et au développement des procédés nouveaux de filature et a fait faire à cette industrie des progrès très sensibles par ses méthodes nouvelles et les procédés mécaniques spéciaux brevetés. L'attention du jury a été attirée par les organsins à trames de diverses qualités, mais toutes en cocons de France, qui font la base de la production de cette maison ; et aussi par les grèges spéciales de tous titres, mais surtout de titres très fermes (jusqu'à 300 deniers) qui constituent avec les fils mélangés soie et coton et soie et laine une des plus remarquables spécialitéi de cette production.
Chambre de Commerce de Lyon. — Exposition de ses services généraux dans l'intérêt de l'industrie de la soie.
Chambre de Commerce de Lyon (Exposition collective de soies écrues et d'étoffes de soie). Délégués : Natalis Rondot et S. Lilienthal.
Champagne, Range & Vernay, Grande-Rue des Feuillants, 6. — Soieries unies et façonnées.
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Charbin (Etienne), Petite rue des Feuillants, 9. — Velours, peluches pour modes et gaînerie, soieries unies.
Paris, 1855 , Londres, 1862 ; Paris, 1867; Vienne, 1875 ; Paris, 1878; Melbourne, 1880 : Amsterdam, 1883 ; Anvers, 1885.
Velours pour confection, mode et gaînerie, soieries unies, popeline, sicilienne, gros grains, cachemire, faille, armures, etc. — Velours et peluches en soie, lin, ramie et jute, en toutes largeurs jusqu'à 150 centimètres, pour Ameublement, Tenture et Gaînerie. — Peluches et velours imprimés et brodés. — Rayon spécial de satins unis teints en pièces. — Crêpe de Chine et nouveautés.
Cette maison, fondée en 1847 Par M. Charbin père, est la plus ancienne qui se soit occupée de la fabrication des velours basses qualités, poil soie et poil schappe. C'est la première qui ait organisé mécaniquement le tissage de ces articles, soit à deux pièces, à deux navettes, soit à quatre, six ou huit pièces à une navette. C'est encore à la maison Etienne Charbin que l'on doit la première installation d'un atelier de teinture en pièces des velours et peluches que Lyon a si longtemps envié aux Anglais.
Nous applaudissons aux tentatives faites par nos industriels Lyonnais pour maintenir et développer la réputation de leurs produits et ne plus nous rendre tributaires de l'étranger.
Chatel & Tassinari (V.), place Croix-Paquet, 11. — Etoffes de soie pour ameublements, nouveautés pour robes, ornements d'église.
Médaille d'or: Londres, 1851 ; Paris, 1855 ; Londres, 1852 ; Paris, 1867 ; Vienne, 1873 ; Philadelphie, 1876 (hors concours, jury), Croix de la Lésion d'honneur. — Médaille : Paris, 1878.
Clayette & Mantelier Jeune, place Tolozan, 18. — Velours unis noirs et couleurs, nouveautés pour modes.
Corron & Baudouin, rue Godefroy, 27. — Soies cuites, soies souples, toutes couleurs, laines et coton couleurs et noirs.
Devaux & Bachelard, rue Royale, 23 et 12, quai Saint-Clair. — Soieries unies, nouveautés et velours.
Médaille d'or : Paris, 1855. — Grande médaille, croix de la Légion d'honneur : Londres, 1862. — Grande Médaille: Paris, 1867. — Grande médaille : Vienne, 1873. — Grande médaille: Philadelphie, 1877. — Grande médaille : Melbourne, 1880 ; Médaille d'or : Amsterdam, 1883.
Dognin & C!e, rue Puits-Gaillot, i. — Tulles de soie, dentelles et broderies mécaniques.
Médailles à toutes les Expositions depuis 1847, Diplôme d'honneur, Croix d'honneur en 1862.
Duchamp (E.), rue Royale, 31.— Soieries unies, noires et couleurs, soieries façonnées noires et couleurs. — Tissage mécanique de soieries aux Charpennes.
Ducoté, Caquet- Vauzelle & Côte, Grande-Rue-des-Feuillants, 6. — Soieries unies, noires et couleurs. Créations de la maison : veloutine soie et laine et soie, peau de soie, tonkinoise, faille désirée, cuir et drap royal faille et moire royale, peau de velours.
Londres, iS > I . Médaille de bronze. — Paris, 1855, Médaille d'honneur. — Londres, 1862, Médaille de bronze. — Croix de la Légion d'honneur à M. Victor Caquet- Vauzelle. — Paris, 1867, Médaille d'argent. — Vienne, 1873, Médaille de progrès. — Paris, 1878, Médaille d'or. — Anvers, 1885, Diplôme d'honneur.
Durand Frères, rue de l'Arbre-Sec, 19. — Crêpes et soieries.
Médaille d'honneur : Paris, 1855.— Médaille de ire classe : Porto, 1805. — Médaille d'argent : Paris, 1867. — Médaille d'or : Paris, 1878. — Médaille d'or : Amsterdam, 1883. — Chevalier de la Légion d'honneur, 1S67.
Cette maison dont l'origine remonte à 1767 a toujours fabriqué spécialement les crêpes, les tissus teints en pièces, de tons genres et les foulards imprimés.
M. Eug. Durand, chevalier de la Légion d'honneur, depuis 1867, créait à Vizille (Isère) en 1839, u:i tissage mécanique et un moulinage de soie, en 1S52 un peignage et une filature de schappe dont la maison employait ou vendait les produits et enfin, au Cheylard (Ardèche) une fabrique d'impression mécanique, et à la main en 1855, et un moulinage en 1864.
École municipale de tissage, place de Belfort, 2. -- Tableaux tissés,
théorie des principaux tissus (unis et armures), portrait de Jacquart.
(Voir le portrait de M. le Président de la République, tissé par les élèves, inséré dans notre premier volume).
Emery (Léon et Adrien), rue du Bât-d'Argent, 10. — Etoffes de soie.
Médailles d'or et diplômes d'honneur : Londres, 1851 ; Paris, 1835, 1867 et 187S; Le Havre, 186? ; Rome, 1S69; Lyon, 1872 ; Vienne, 1S75 ; Melbourne, 1881 ; Anvers, 18S5.
Galle, Chaboud & Faye, Grande-Rue-des-Feuillants, 3. — Soieries unies et façonnées pour robes et confections.
Gantillon & Cie, place Tolozan, 21. — Tissus teints apprêtés et moirés.
Gauthier, Bellon & Cie, place Tolozan, 27. — Velours unis noirs et couleurs.
Paris, 1855, Médaille de ire classe. — Londres, 1862, Médaille de bronze. — Paris, 1867, Médaille d'argent. — Le Havre, 1869, Diplôme d'honneur. — Vienne, 1875. Croix de chevalier de la Légion d'honneur. — Vienne, 1875, Médaille de progrès. — Philadelphie ; 1876, Médaille de bronze. — Paris, 1878, Médaille d'argent. — Anvers, 1885, Médaille d'or.
Gillet & Fils, quai de Serin. — Soies teintes en noir cuit et en noir souple, cordonnets, teinture et apprêt du tissu crêpe en noir et en couleurs.
Gindre & Cie, rue Puits-Gaillot, 2. — Maison fondée en 1828, par M. Lucien Gindre, père du propriétaire actuel. La fabrication en satins noirs et couleurs a toujours été la spécialité de la Maison.
Londres, i S > i , Médaille de bronze. — Paris, 185$, Médaille d'argent. — Londres, 1862, Médaille de bronze. — Paris. 1876, Médaille d'argent. — Le Havre, 1868, Médaille d'or. — Vienne, 187}, Médaille de progrés. — Paris, 1878, Médaille d'or.
Gonindard (L.), Jance (L.)&Cie, place Croix-Paquet, 11. — Foulards nouveautés, cache-nez, pochettes, impressions, tissus pour cols et cravates.
Gourd (A.) & Cie, quai de Retz. I. — Étoffes unies, façonnées et de nouveauté, en noir et en couleurs.
Maison fondée en 1812. Usines et tissages mécaniques à Faverojes (Haute-Savoie). Elle a obtenu les récompenses suivantes :
Paris, 1849, Médaille d'or. — Paris, 1855, Médaille d'honneur. — Londres, 1862, Médaille d'honneur. Paris, 1867, Médaille d'argent, (première médaille). — Vienne, 1873, Médaille de progrès. — Philadelphie, 1876, Prize Medal. — Paris, 1878, Médaille d'or. — Amsterdam, 1883, Médaille d'or. — Anvers, 1885, Diplôme d'honneur.
Grant (James-M.), chez MM. Chabrières, Morel et Cie. — Flottes de soie ouvrée et d'autres fils, crues et teintes.
Guigou (Camille), Grande-Rue-des-Feuillants, 1. — Etoffes unies noires et couleurs, armures, nouveautés, velours unis noirs.
Paris, 1878, Médaille de bronze.
Guivet (J.) & Delaroche, place Croix-Paquet, 3. — Soieries pour robes et confections.
Médaille de bronze, Paris, 1S7S.
LYOM 89. — 14
Gustelle & Ponson, rue d'Alsace, 21. — Etoffes riches et nouveautés, en uni, armures et velours, poults de soie, moires, bengalines, satins-duchesse.
Médailles d'or : Londres, 1851 ; Paris, 1855; Londres, 1862; Paris, 1867; Vienne, 1873; Paris,
Maison fondée en 1829 par M. Ponson père, fabrication unique d'étofles riches en tous genres. Les failles premières, les poults de soie et les velours de Ponson sont connus du monde entier. Cette maison a créé il y a deux ans une nouvelle étoffe en noir et en couleur, sans charge et solide à la couture, qu'elle a déposée sous le nom de Faille nouvelle et qui sera l'étoffe unie de l'avenir.
Henry (J. -A.), quai de Retz, 2. — Etoffes, broderies soie et or, pour ornements d'église et ameublements.
Paris, 1867, Médaille d'argent. — Le Havre, 1868, Médaille d'or. — Rome, 1870, Médaille d'honneur. — Lyon, 1872, Diplôme d'honneur. — Vienne, 1873, Médaille de progrès, Médaille de mérite. — Paris, 1878, Médaille d'or.
Jaboulay, Burin & Dorel, rue Coustou, 4. — Tissus nouveautés pour cols — cravates.
Jaillet, Leplattenier & Cie, rue Royale, 33. — Surahs unis et rayés, taffetas rayés et quadrillés, armures diverses unies, étoffes façonnées en tous genres.
Médailles d'argent : Paris, 1867; Lyon, 1872; Paris, 1878.
Lachard Frères & C!e, rue d'Alsace, 7. — Soieries, doublures pour tailleurs.
.Médaille d'argent : Lyon, 1872. — Médaille de mérite : Vienne, 1873. — Médaille d'argent : Paris, 1878.
Lamy (A.) & Giraud (A.), quai de Retz, 3. — ■ Soieries, haute nouveauté, pour robes et pour ameublements, foulards impressions.
Médaille d'or, Londres, 1862. — i« Médaille d'or : Paris, 1867. — Médaille d'or : Rome, 1870. — Médaille de progrès : Vienne, 1873. — Grand prix et Croix de la Légion d'honneur : Paris,
Laval (J.) & Tronel (F.), rue du Griffon, 5. — Crêpes, tulles et dentelles, broderies, chenilles pour voilettes.
Médaille de bronze : Amsterdsm, 1883. — Rappel de médaille d'argent : Anvers, 1885.
EXPOSANTS LYONNAIS
Lemaître (Frédéric) & Cie. place Tolozan, 24. — Velours riches et hautes nouveautés.
Médaille d'argent ; Amsterdam, 1883.
Luthringer (Thiébaud), rue Moncey, 149. — Apprêts du crêpe lisse, impressions sur crêpes lisses, grenadines, crêpes français, crêpes anglais.
Malleval, Masson & Payen, rue Lafont. 8. — Nouveautés pour modes et robes, grenadines, gazes, crêpes de Chine, gilets, soieries pour doublures. Médaille : Paris, 1878.
Marion (Henry) & Collon (A.), place Croix-Paquet, 1. — Dentelles, fichus, écharpes, laine et soie, peluche.
Marion (Jean) Aîné & Fils, place Tolozan, 26. — Tulles soie, Alençon, Chantilly, Malines, armures, illusion, bobin ; tulles pour voilette; métal or. argent, acier ; Chantilly.
Marque municipale des soieries tissées à Lyon (Commission de la), Palais de la Bourse. — Echantillons de soieries portant la marque municipale lyonnaise.
Martin (J.-B.) à Tarare. — Soies écrues moulinées, soies noires pour peluches et pour velours. Peluches en noir et en couleur pour chapellerie, mode et ameublement. Velours au fer et mécanique.
Médaille : Paris, 1844. — Médaille d'or : Paris, 1849. — Prize Medal : Londres, 185 1. — Grande médaille d'honneur: Paris, 1855. — Grande médaille : Londres, 1862. — Deux médailles : Paris, 1807. — Médaille de progrès : Vienne, 1873. — Médaille : Philadelphie, 1876. — Médaille d'or : Paris, 1878. — Quatre Croix de la Légion d'honneur en 1854, 1867, 1875 et
Micoud (Joseph), & Rigollier (Jules), rue de la République, 4. — Fichus, écharpes, mantilles, robes et nouveautés en dentelle blonde espagnole et Chantilly.
Médaille de bronze : Lyon, 1S72.
Montessuy (A.) & Chômer, (A.) placede la Comédie, 25. — Crêpes crêpés, crêpes lisses, crêpes français, crêpes anglais, mousselines soie.
Prize Méd.il : Londres, 1851. — Médaille d'honneur: Paris, 1855. — Prize médal et Croix de la Légion d'honneur : Londres, 1862. — Médaille d'argent : Paris, 1867. — Diplôme d'honneur : Vienne, 1873. — Diplôme d'honneur et Croix de la Légion d'honneur à M. A. Chômer : Philadelphie, 1876. — Diplôme d'honneur : Paris, 1878. — Médaille de vermeil : Amsterdam, 1883. Diplôme d'honneur : Anvers, 1885.
Morand (Marius), rue du Plat, 1. — Bulletin des soies et des soieries (organe international de l'industrie de la soie). Monographie de l'industrie des soies.
Muraour & Pellerin, rue Terme, 12. — Dorures pour tissus, broderie et passementerie.
Ogier (V.) Duplan(L.) & Cic, 31, rue Puits-Gaillot. — Soieries façonnées et imprimées, nouveautés en carrés et métrages.
Fondée en 1852 par les regrettés Claude Jandin et Antonin Duval, continuée depuis 1S89 par V. Ogier, P. Noyer & Cie et depuis 1887 par V. Ogier, L. Duplan & Cie ; la maison s'est appliquée dès son origine à la fabrication du foulard sous toutes ses formes.
Non contente de se placer au premier rang pour les impressions et de supplanter les foulards ce l'Inde importes par les Anglais, la maison n'a cessé d'enrichir chaque année ses collections. Créant les nouveautés les plus variées et mettant à contribution toutes les ressources de l'art du tissage, de la teinture et de l'apprêt.
Elle offre chaque saison à sa clientèle les produits les plus artistiques et les plus variés, depuis le cache-nez élégant du boulevard et le brillant fichu de la Manola espagnole jusqu'aux articles pour les Antilles et la Côte d'Afrique , trouvant encore le moyen de donner à ces derniers malgré leur bas prix le cachet inimitable du goût français.
Pour assurer l'originalité et la perfection de ses produits la maison a organisé en 1867 un cabinet de dessin pour l'exécution irréprochable de ses planches d'impressions. Puis en 1873 à Vizille (Isère) une puissante usine de tissage pour la fabrication des articles nouveaux ou spéciaux, demandant un tissage particulièrement soigné ou rapide.
Après avoir assuré l'originalité et la perfection de ses produits, la maison a voulu en assurer les débouchés, en les faisant valoir sur les grands marchés de consommation. Elle a établi pour cela une maison de vente à Londres, en 1873, et une maison de vente à Paris en 1886.
Chaque exposition a consacré ses efforts et ses progrès. Elle a obtenu :
Médaille d'argent : Paris, 1855; Londres, 1862; Paris, 1667; Vienne, 1873. — Médaille de progrès : Philadelphie, 1876. — Médaille d'or : Paris, 187S; Amsterdam, 18S3; Anvers, 1885.
Palluat (H.) & Testenoire, rue du Griffon 13. — Soies grèges et ouvrées.
La maison Henry Palluat et Testenoire est une ancienne maison lyonnaise des plus renommées et qui, dans l'industrie de la soie, occupe justement une des premières places. La mention assez sèche qui accompagne dans le catalogue officiel la désignation de chaque maison se borne à indiquer que cette importante maison ne possède ou n'alimente pas moins de 40 filatures et moulinages formant un total de 1 .610 bassines et 17.000 tavelles.
EXPOSANTS LYONNAIS 109
Suit la nomenclature de ses usines situées : à Largentière, au Moulinet, à la Sigalière, aux Reclus, ces trois dernières près de Largentière ont toutes la filature et le moulinage sauf le Reclus où est située une fabrique pour trames, à Brésem (filature et moulinage), au Dérot (moulinage) à Aubenas (moulinages).
La maison Henry Palluat et Testenoire possède en outre à l'étranger des établissements considérables. Elle a six filatures eu Esnagnc, à San-Diégo, à Fuen-Santa et à Malécon dans la province de Murcie ; à Ségorbe et à Batifora dans la province de Valence; enfin à Ugijar dans la province de Grenade.
En Syrie elle possède également quatre filatures au Krey (Mont-Liban) et une à Hamanah dans la même région. En Italie elle exploite directement une filature à Sinigaglia et en compte social les filatures Baldini à Pérouse et Louis Ghia à Panne. En outre, e:i dehors de ses propres usines, la jmaison alimente en Italie trois filatures et en France douze moulinages.
Mais ce que cette notice ne peut faire ressortir c'est l'organisation exceptionnelle des grandes usines de la maison Henry Palluat et Testenoire, notamment celle de Largentière qui compte cent vingt bassines et neuf cents tavelles et dont la marque est privilégiée.
Cette maison avait déjà obtenu aux précédentes expositions les récompenses suivantes :
Prize Médal : Londres, 1S62. — Médaille d'or: Valence (Drôme), 1863. — Médaille d'argent : Paris, 1867. — Diplôme d'honneur : Le Havre, 1 Sé8. — Médaille d'or : Ancône, 1869. — Médaille d'argent : Valence (Espagne), 1872. — Diplôme d'honneur : Vienne (Autriche}, 1873. — Diplôme d'honneur : Anvers, 1885. — Grand Diplôme d'honneur: Paris, 1878.
Ce sont là, on le voit, de véritables titres de noblesse industrielle.
Payen & Cie, 9, rue Pizay.
Maison fondée en 1839. Marchands de soie. Filateurs et mouliuiers. Fabricants et importateurs de tissus de l'Inde, de la Chine et du Japon.
Filatures de soie et de Tussah, au Bengale, 3,890 bassines à Novi (Italie), Murcie (Espagne), Vigolo (Tvrol) 525 bassines. Filatures en France, en participation avec M. J. Chabcrt et Ce. Moulinages en Italie, en participation avec M. Aug. Beaux.
Produits importés : Soies grèges et armurêes de Bengale, Italie, Espagne, Tyrol, et Tussah de l'Inde. Tissus de l'Inde.
Permezel (A.-Léon) & Cie, rue de l'Arbre-Sec, 7. — Soieries unies et façonnées teintes en pièce, satins nouveautés, tissus pour modes, chapellerie, garnitures, etc.
Sidnev, 1879 : Diplôme d'honneur. — Melbourne, 1880; Amsterdam, 1883 : Croix de la Légion d'honneur. — Anvers, 1885, Diplôme d'honneur.
Pervilhac (Henry), rue Duguesclin, 13.— Imperméabilisation hygiénique des tissus de toute nature et des vêtements confectionnés.
Piotet (J.-M) & Roque (J.), Grande-Rue-des-Feuillants, 4. — Etoffes de soie unies et façonnées pour robes et pour ameublement.
Fondée en 1861 par E. Lacombe et Piotet, continuée de 1866 à 1885 par J.-M. Piotet seul, acquit en 1872 de Eug Yéméniz son fonds de fabricant d'étoffes pour ameublement, la propriété des dessins et les succursales à Aubusson et à Paris. Le matériel de fabrique, cartes et tissus anciens remontant jusqu a
'735 par les premiers fondateurs: Antoine Dunjour et Gérôme. Cette maison a perpétué les savantes traditions artistiques et industrielles si heureusement appliquées à la fabrication des riches tissus de soie par les Philippe de la Salle, les Villeneuve, etc.
En 1840, l'Académie Royale des Sciences, Belles-Lettres et Arts de Lyon sur le rapport de M. Chenavard, décernait à la maison Yéméniz, pour la seconde fois, une médaille d'argent comme récompense des succès obtenus et à l'occasion de l'exécution d'une portière commandée par le duc de Luyues, pour être piacée dans le grand salon d'honneur de son château.
Les successeurs, sans abandonner les grandes traditions artistiques et industrielles qui ont fait la gloire de leurs prédécesseurs, ont ajouté à cette fabrication patricienne, celle des tissus nouveautés pojr robe, ils ont exécuté dans cet article des commissions importantes.
Ils ont eu le mérite, pendant la longue période où la mode avait abandonné le façonné, de persister dans cette fabrication ne reculant devant aucun sacrifice pour conserver complet leur cabinet de dessin, et maintenir une puissante organisation de faço.iné, ouvriers, liseurs, dessinateurs, etc , etc.
La Maison a obtenu des récompenses à toutes les Expositions où elle a envoyé ses produits :
Diplômes :Dublin, 1865 ; Toulouse, 1865 ; Le Havre, 1868 — Médaille d'argent : Paris, 1867. — Médaille de progrès : Vienne, 1873. — Médaille d'or : Paris, 1878.
Poncet Père et Fils, place Tolozan, 26. — Soieries unies, Pékins, quadrillés, nouveautés, façonnés riches.
La maison Poucet père et fi!s a été créée en 1849 et offre une particularité curieuse. Malgré ces 40 ans d'existence, elle est encore maintenant sous la direction de trois générations : Poncet père, fils, et petit-fils. Tout en conservant sa supériorité pour les beaux unis et les armures, elle a su se créer un genre qui lui est tout spécial : les pékins et les quadrillés en belle étoffe. Depuis quinze ans, elle a ajouté à cel-i les façonnés riches. Autrement dit, peu de maisons dans l'industrie de la soie traitent autant de genres différents. La vitrine qui figurait à l'Exposition de 1889 a prouvé la vérité de cette assertion.
Voici la liste des récompenses obtenues par cette ancienne et importante maison.
Médailles : Londres, 1852; Paris, 1855 ; Paris, 1S67. — Médaille de progrès : Vienne, 1S75 - Philadelphie, 1S76. — Médaille d'or : Paris, 1878. — Diplôme d'honneur : Anvers, 18S5.
Pravaz (H.) & Boufïïer, rue Lafont, 16. — Crêpe crêpé, crêpe français, anglais, lisse, mousseline soie, grenadine, crêpe des deux-mondes, crêpe lyonnais, nouveautés.
Médailles: Londres, 1862; Paris, 1867; Vienne, 1873; Paris, 1878.
Prud'hon (Eugène), rue Pizay, 16. -- Foulards divers et étoffes façonnées teintes en pièces ou en fil.
Maison fondée en 1884, par M. Eugène Prud'hon qui fut pendant 30 ans le collaborateur de la maison Jandin-Duval.
Quoique de fondation relativement récente, cette maison s'est placée au premier rang, entre les plus anciennes maisons, pour la fabrication des articles foulards, nouveautés, teints eu fils et en pièces.
Fabrication spéciale pour l'exportation, foulards, mouchoirs pour coiffure, cachetiez, pochettes, etc. Etoffes unies façonnées et imprimées pour robes et pour cravates.
EXPOSANTS LYONNAIS m
Renard, Villet & Bunand, à Lyon-Villeurbanne. — Grande gamme chromatique des couleurs sur soie.
F. Revel Père et Fils, 16 rue Pizay. — Etoffes de soie pour parapluies et parasols.
Calcutta, 1884. Médaille d'or et diplôme de ire classe.
Reyre-Louvier (A.-Ernest-J.), rue de la République, 4. — Soieries en tous genres, spécialité pour doublures. Satin de Chine, satin rayé et nouveauté.
Médailles : Paris, 1867 et 1878.
Roche & Cie, place Tolozan, 27. — Velours unis, noirs et couleurs.
Lyon, 1872, Médaille d'argent. — Vienne, 1873, Médaille de mérite.
Rosset (A.), rue du Griffon, 9. — Grenadines, crêpes de Chine, unis et façonnés, gazes, tulles et tissus nouveautés.
Cette maison, (ondée en 1859 par M. Rosset, prit, dès ses débuts, une place importante, et depuis ce temps, elle est renommée pour les soins apportés à la fabrication de ses belles étoffes.
Par de nouveaux procédés, elle développa la grenadine noire et la fit entrerdans la grande consommation des articles pour deuil.
Le crêpe de Chine, il y a 25 ans, était importé du pays dont il porte le nom ; de fabrication grossière, il était peu estimé. C'est grâce aux améliorations introduites dans l'ouvraison et le lissage par cette maison que ce riche tissu conquit une vegue sans cesse croissante. Uni ou façonné, il est une des étoffes les plus aristocratiques.
Ses ga~xes, ses hochés, ses crêpons sont en grande faveur parmi les articles pour la mode.
M. Rosset fit breveter plusieurs tissus : le plus connu est le crêpe 'Persan devenu un article des plus estimés dans la haute nouveauté.
Aussi les nombreuses récompenses obtenues dans les Expositions ont marqué les progrès constants de celte maison, entre autres :
Médailles : Londres, lT62; Paris, 1867; Lyon, 1872 ; Vienne, 1875; Paris, 1878; Melbourne, 1880.
Roux Père et fils, place Tolozan, 21. — Soieries unies et façonnées pour robes.
Médailles : Paris, 1855, Londres, 1862; Lyon, 1872 , Paris, 1878.
Schulz, Gourdon &Cie, rue du Griffon, 8. — Soieries, hautes nouveautés riches pour robes et confections, étoffes unies couleur en tous genres.
Grande Médaille d'honneur et Croix de la Légion d'honneur à M. Charles Schulz : Paris, 1855. — Prize Medal : Londres, 1862. — Médaille d'honneur et Croix de l'ordre du Christ : Porto, 1864. — Médaille et Croix de la Légion d'honneur à M. Béraud : Paris, 1S67. — Grand Diplôme d'honneur et Croix de la Légion d'honneur à M. Emile Schulz : Vienne. 1873. — Grand prix : Paris, 1878.
Simon (Mme) née Perrier à Givors, (Rhône), rue de Belfort, 2. — Soies en flottes, échantillons teints.
Société anonyme d'exploitation en France des filatures Serrell, rue
Puits-Gaillot, 31. — Soies grèges et ouvrées.
Tabard (Benoît) & C'% rue du Garet, 3. — Doublures pour tailleurs, unies et fantaisie, failles, merveilleux, surahs, moires françaises et antiques.
Médaille d'argent : Paris, 1867. — Médaille de vermeil et Médaille de mérite : Vienne, 1873 — Médaille d'argent ; Paris, 1878. — Médaille : Philadelphie, 1S79. — Médaille d'or : Anvers,
Tabourier, Bisson & C'% rue des Capucins, 16. — Gazes unies, façonnées, grenadines, mousselines soie teintes et imprimées, crêpes, tissus gaufrés, tulles unis, dentelles, broderies.
Médaille d'or, Paris, 1849; Londres, 185 1; Paris, 1855 ; Londres, 1862; Paris, 1867 . —Légion d'honneur Vienne, 1873. — Médaille d'or : Paris, 1878.
Tapissier Frères, rue Puits-Gaillot, 4. — Soieries noires, rubans crépons, çazes à bluter.
Diplôme, second ordre de mérite : Melbourne, i83o. — Diplôme et Médaille d'argent : Amsterdam, 1S83.
Thomasset, Capony & Gerin, Grande-Rue-des-Feuillants, 8. — Lustrines, marcelines, armures en noir, en blanc et couleurs pour confections, doublures en noir dépouillé pour tailleurs.
Londres, 1862; Paris, iSây, Le Havre, 1868; Amsterdam, 1883; Anvers, 1835.
Trapadoux Frères (Alphonse et Louis) & Cie, rue du Griffon, 17. — Soieries nouveautés, noir et couleurs, gazes, tissus mélangés de soie et laine, satins et armures, etc.
Médailles: Londres, 1862; Paris, 1S67; Le Havre, 186S; Vienne, 1873; Philadelphie, 1876; Paris,
EXPOSANTS LYONNAIS I 1 J
Tresca Frères, Sicard & C'% rue du Griffon, 8. — Tissus unis, noirs et couleurs, façonnés noirs et couleurs, haute nouveauté et velours.
Médailles de ire classe: Paris, 1855; Londres, 1862; Paris, 1867. — Diplôme d'honneur: Lyon, 1872; Philadelphie, 1876. — Grande Médaille et Croix de la Légion d'honneur à M. Henri Jaubert ; Paris, 1878. — Diplôme d'honneur : Amsterdam, 1883; Anvers, 1885.
Cette maison fondée en 1834 par M. Bellon a tenu un rang toujours très élevé sous les raisons sociales Bellon frères et Conty ; Jaubert, Lions et Audras ; Jaubert, Audras et C'', dans l'industrie de la soierie.
La spécialité de cette importante maison a toujours été l'uni noir sous toutes ses formes, depuis les plus basses qualités, jusqu'aux plus riches tissus.
Ressortent de sa fabrication les satins dans toutes leurs variétés : Satin Duchesse, satin merveilleux, surahs, radzimirs, moire française, moire antique, persans cachemires, velours mécaniques, damas façonnés, rubans, hautes nouveautés, gros grains, pékins.
Elle entretient six usines et tissages mécaniques à Vizille, à La Murette, à Voiron, à l'Arbresle, à Charlieu au Poiu-en-Royans, et alimente à Lyon un nombre considérable de métiers. Le nombre des ouvriers qu'elle occupe s'élève au chiffre considérable de plus de de 5,000. Il va sans dire qu'il n'est pas tenu compte des ouvriers se rattachant à la préparation de ces tissus et dont cependant elle assure indirectement l'existence : filateurs, mouliniers, teinturiers, apprèieurs, etc.
Son importance, son ancienneté d'existence et le travail infatigable de ceux qui se sont succédés à la direction de ses affaires lui ont valu de nombreuses récompenses à toutes les expositions auxquelles elle a pris part, nous citerons, pour mémoire et sans les faire ressortir les médailles de ire classe qu'elle obtint à l'Exposition de Paris en 1855, il l'Exposition de Londres en 1862, à l'Exposition de Paris en 1867 et les deux diplômes d'honneur de l'Exposition de Lyon 1872 et de Philadelphie 1876.
La part qu'elle prit à l'Exposition Universelle de Paris 1878 lui valut la grande Médaille d'honneur et mérita à l'un de ses chefs M. Henri Jaubert la Croix de chevalier de la Légion d'honneur.
Ses succès furent continués à l'Exposition d'Amsterdam 1883 et à celle d'Anvers 1F85 par deux nouveaux diplômes d'honneur. L'Exposition Universelle de Paris 1889 a confirmé ces résultats et adonné à la maison Tresca frères, Sicard et Cie, une nouvelle consécration.
Turge (Nicolas), rue Lafont, 20. — Nouveautés pour cols-cravates et cache-nez.
Médaille d'argent : Lyon, 1S72. — Médaille de mérite: Vienne, 1873. — Médaille de bronze : Paris, 1878.
Vermorel (S.) & C'e, place Tolozan, 20. — Etoffes unies, nouveautés pour modes, velours peluches, spécialité pour corsets.
Médaille de bronze : Paris, 1867. — Médaille d'argent : Lyon, 1872. — Médaille d'argent : Anvers,
Viallar, Guénau & Chartron, place du Griffon, 7. — Tissus de soie unis et façonnés, surah et tussah, doublures et tissus pour parapluies, soieries pour caoutchouc.
Médaille d'argent, Anvers, 1885.
Voland (Francisque), rue Montbernard, 37, — Tissus gaufrés et imprimés, découpage de tissus.