‹ Lyon et le Commerce de la SoieChapitre 28 sur 55 · DROITS DE SORTIE · texte numérisé non relu

DROITS DE SORTIE

de mürier., Aujourd’hui le commerce de ces précieuses substances ne rencontre plus d’obstacle sérieux.

La Russie, en 1914, se préparait, il est vrai, à’ frapper de droits élevés les soies et cocons, qui sortiraient de soû territoire ou de ses dépendances, Caucasie, Turkestan, au lieu d’alimenter ses tissages. Déjà le commerce lyonnais se disposait à protester, quand la guerre a coupé court à tous ces projets. On prête actuellement à la Yougo-Slavie l’intention de prohiber l’exportation des cocons, pour mieux assurer le travail de ses filatures.

Aüïlleurs, la liberté d’exportation est complète. Tout au plus est-elle soumise quelquefois à des taxes légères, qui ne peuvent en aucune manière être comparées à des droits de douane. Par exemple, en Perse il existe en principe un droit de sortie qui, dans la période d’avant-guerre, quand la monnaie indigène n’avait pas un change trop désavantageux, était évalué à 0 fr. 25 par kilo de cocons secs. Mais ce droit était mal payé (1) et l’on convenait quelquefois qu’il y aurait eu intérêt à le solder, à condition que cet argent fût employé à l’amélioration de la sériciculture. C'est ce que l’on avait proposé de faire en Chine. Mais cette mesure, qui pouvait être le point de départ d’une exploitation fiscale, a été très peu goûtée des marchands étrangers.

(1) Il se compliquait d’une autre taxe, également légère, 0,12 centimes par boîte d’une once, établie, sous prétexte de contrôle, à l’entrée des graines. Mais elle était aussi mal payée que la précédente.

(D’après Lafont et Rabino : L’industrie séricicole en Perse.)

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